En Charente-Maritime, des enseignants se joignent aux lycéens pour encadrer la mobilisation

Grève du 6 octobre 2026 à Angers : au moins 2 500 manifestants sont réunis place du Ralliement. Lycéens, étudiants, enseignants et syndicats mobilisés.
Credit Angers Info/ MF/ Image d’illustration

Ce mardi 6 octobre, des enseignants ont rejoint les lycéens mobilisés en Charente-Maritime pour réclamer davantage de moyens et de meilleures conditions d’apprentissage selon ICI. Leur présence vise aussi à encadrer les rassemblements et à limiter les risques de débordements.

« Nos préoccupations sont les leurs »

La mobilisation lycéenne se poursuit ce mardi 6 octobre en Charente-Maritime. Cette fois, les jeunes peuvent compter sur le soutien de plusieurs enseignants, appelés par leurs syndicats à les rejoindre dans leur mouvement.

Pour Sylvie Laulan, secrétaire départementale du SNES-FSU de Charente-Maritime, cette mobilisation répond à des préoccupations communes. « Nos préoccupations sont les leurs », explique-t-elle, estimant que les enseignants comme les élèves souhaitent pouvoir évoluer dans de meilleures conditions.

Au-delà du soutien aux revendications, les enseignants veulent également jouer un rôle d’encadrement lors des rassemblements. Leur présence doit permettre aux lycéens « d’exprimer leurs revendications en toute sécurité ».

Prévenir les débordements

La syndicaliste souhaite notamment éviter que des personnes extérieures viennent perturber les mobilisations. Elle dit regretter les violences observées ces derniers jours dans certaines villes.

Selon elle, certains jeunes ont désormais le sentiment que les mobilisations pacifiques ne permettent plus d’être suffisamment entendus. Elle estime néanmoins qu’ils savent que des violences risqueraient de fragiliser leur mouvement.

Des critiques sur les forces de l’ordre

Sylvie Laulan critique également la réponse apportée par les forces de l’ordre lors de certaines mobilisations, qu’elle juge « disproportionnée la plupart du temps ».

À Rochefort, elle souligne toutefois l’attitude « tout à fait positive » des policiers rencontrés mardi matin devant le lycée Merleau-Ponty.

La syndicaliste s’interroge en revanche sur l’utilisation de certaines armes lors des manifestations, évoquant notamment les tirs de LBD et de grenades contre des jeunes.

« Sortir par le haut de ce conflit »

Malgré les tensions, Sylvie Laulan se dit « optimiste ». Pour elle, une sortie de crise reste possible à condition de répondre rapidement aux revendications exprimées par les lycéens.

Elle cite notamment des problèmes très concrets dans les établissements scolaires : bâtiments dégradés, sanitaires en mauvais état ou encore températures trop élevées dans les salles de classe. Des mesures sur ces sujets permettraient, selon elle, de répondre rapidement à une partie des attentes.

La représentante du SNES-FSU appelle ainsi à mettre en place un véritable dialogue avec les lycéens et à apporter des réponses concrètes à leurs revendications.

Quitter la version mobile