Confrontés aux surcoûts d’alimentation causés par la sécheresse estivale, certains exploitants agricoles optent pour la location de cheptel afin d’alléger leurs charges d’investissement.
Face aux tensions financières qui pèsent sur la profession agricole après un été particulièrement sec, une alternative encore méconnue gagne du terrain dans les fermes de l’Orne. À Rémalard-en-Perche, Benjamin Pelleray, éleveur laitier, a choisi de louer 95 de ses vaches et n’en possède en propre qu’une cinquantaine.
D’après France Info / ICI, ce système permet à l’agriculteur de maintenir un volume de production conséquent de 1,3 million de litres de lait par an, sans mobiliser près de 2 000 euros à l’achat pour chaque bête. Cette formule lui avait déjà évité un endettement de 200 000 euros lors de la modernisation de sa salle de traite.
Un loyer mensuel financé par des particuliers
Dans la pratique, le cheptel est la propriété de la société spécialisée Élevage et Patrimoine My Marguerite. L’exploitant s’acquitte d’un loyer mensuel d’environ 28 euros par animal, tandis que l’achat des vaches est financé par des investisseurs particuliers.
Un modèle en plein essor dans les campagnes
Ce concept de financement participatif agricole séduit un nombre croissant d’exploitations à travers le pays. L’entreprise partenaire affirme collaborer désormais avec plus de 1 000 éleveurs et enregistrer chaque mois entre 20 et 30 nouveaux contrats.
