À Saintes, le conseil municipal interdit le salon du chiot prévu en 2027

Le salon du chiot prévu à Saintes les 18 et 19 mai 2027 a été interdit par le conseil municipal. / DR

La décision a été prise à l’unanimité. Le conseil municipal de Saintes a voté, mercredi 30 septembre 2026, l’interdiction du salon du chiot qui devait se tenir les 18 et 19 mai 2027 dans la commune. Une décision saluée par l’association de protection animale ARGOS42, qui appelle d’autres villes à suivre cet exemple.

À Saintes, majorité et opposition ont fait front commun sur une question de protection animale. Réuni mercredi 30 septembre 2026, le conseil municipal a voté à l’unanimité l’interdiction du salon du chiot prévu les 18 et 19 mai 2027.

L’événement ne se tiendra donc pas à Saintes. L’association ARGOS42, engagée contre ce type de manifestations, s’est félicitée de cette décision et souhaite désormais voir d’autres communes prendre des mesures similaires.

Une décision prise à l’unanimité

Le vote réunit l’ensemble des élus présents, qu’ils appartiennent à la majorité municipale ou à l’opposition. Une unanimité particulièrement mise en avant par l’association, qui estime qu’elle donne davantage de poids à la décision.

Pour Didier Michel, conseiller municipal chargé de la cause animale, l’objectif est notamment de lutter contre les achats impulsifs susceptibles d’être provoqués par ce type d’événement.

Le principe est de considérer qu’acquérir un chien ne relève pas d’un simple achat effectué sur un coup de cœur, mais d’un engagement qui peut durer de nombreuses années.

L’association dénonce le risque de décisions prises sur un coup de cœur

ARGOS42, fondée en 2023, milite plus largement contre les salons du chiot. L’association estime que le format de ces manifestations peut favoriser des acquisitions réalisées dans un contexte très différent de celui d’une adoption ou d’un achat préparé auprès d’un professionnel.

Elle pointe notamment l’exposition des animaux au public et le risque qu’un visiteur soit séduit immédiatement par un chiot sans avoir suffisamment réfléchi aux contraintes liées à sa prise en charge sur le long terme.

Sur son propre bilan publié en 2026, ARGOS42 recense désormais plusieurs communes ayant pris des mesures contre ces événements et affirme vouloir poursuivre sa campagne au niveau national.

Saintes rejoint une contestation qui dépasse la Charente-Maritime

L’interdiction décidée à Saintes intervient dans un contexte où la tenue des salons du chiot fait l’objet de critiques croissantes de la part d’associations de protection animale.

En Charente-Maritime, Yves a également interdit un salon du chiot en 2026. Dans ce dossier, l’organisateur avait contesté la décision devant le tribunal administratif de Poitiers, mais le référé avait été rejeté, selon ARGOS42.

L’association cherche désormais à faire de ces décisions locales un mouvement plus large, en demandant aux municipalités de ne plus mettre leurs équipements à disposition de manifestations consacrées à la vente de chiots.

Quelle place pour les salons d’animaux demain ?

Derrière la décision de Saintes se pose une question plus générale : comment présenter et vendre des animaux de compagnie au public ?

Pour les défenseurs de leur interdiction, une acquisition doit être précédée d’une réflexion sur le temps, les coûts, les soins et les conditions de vie nécessaires à l’animal. ARGOS42 défend ainsi l’idée de privilégier des événements davantage tournés vers l’adoption responsable et la sensibilisation.

À Saintes, le choix des élus marque en tout cas une volonté claire de ne plus accueillir ce type de manifestation, avec un vote qui a réuni l’ensemble du conseil municipal.

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