À Alençon une vingtaine de manifestants dénoncent la situation dramatique à Gaza

Une vingtaine de personnes se sont rassemblées mercredi soir sur la place de la Paix à Alençon pour afficher leur solidarité envers la population palestinienne. / DR

Mercredi soir, la place de la Paix d’Alençon a été le théâtre d’un rassemblement organisé en soutien au peuple palestinien. Une poignée de militants se sont réunis à l’appel d’un collectif local pour dénoncer le maintien des violences au Proche-Orient et pointer du doigt la politique étrangère menée par l’État français.

Un lourd bilan humain au cœur des revendications

L’événement intervenait trois ans après les attaques terroristes du Hamas et le déclenchement de la vaste offensive militaire israélienne. Les participants ont tenu à mettre en lumière le tribut catastrophique payé par les populations civiles, rappelant que les autorités sanitaires locales recensent des dizaines de milliers de victimes depuis l’automne 2023. Les organisateurs ont également tenu à souligner la grande fragilité du cessez-le-feu acté à la fin de l’année 2025, déplorant la poursuite ininterrompue des pertes humaines sur le terrain malgré les accords diplomatiques.

La question territoriale et l’implication française fustigées

Au-delà du drame humain, ce rassemblement a permis d’alerter sur la réduction drastique de l’espace vital dans la bande de Gaza, où les habitants se retrouvent cantonnés sur une portion minime du territoire. Les tensions et les destructions matérielles subies au quotidien en Cisjordanie ont aussi été largement évoquées par les militants. Dans le même temps, ces derniers ont vivement critiqué l’attitude du gouvernement français, accusé de faciliter les opérations militaires par des livraisons d’armement et de faire preuve d’une trop grande complaisance diplomatique envers les plus hauts dirigeants israéliens.

Une volonté ferme de maintenir l’attention publique

Cette mobilisation visait enfin à lutter contre la banalisation du conflit dans le débat public et l’espace médiatique. Les membres du collectif regrettent en effet une diminution visible de la couverture du sujet depuis la reconnaissance symbolique de l’État de Palestine par la France. La présence d’élus locaux lors de cette manifestation illustrait d’ailleurs une volonté d’impliquer directement les institutions municipales dans ces prises de position internationales, tout en affichant une solidarité globale face à ce que les militants perçoivent comme un climat général de répression.

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