
Après les lycéens, les étudiants ont rejoint la mobilisation ce jeudi 8 octobre 2026 au Mans. Entre 150 et 200 jeunes se sont rassemblés à l’université pour dénoncer leurs conditions d’études et leurs difficultés financières.
Des cours perturbés à l’université
Vers 9 h, entre 150 et 200 étudiants se sont réunis devant la faculté de lettres de l’université du Mans. L’accès aux amphithéâtres a été bloqué avec des bancs, des tables et des poubelles, perturbant les cours.
« On n’écoute pas assez les jeunes », estime Olivia, étudiante en troisième année de licence LEA.
Parmi leurs principales revendications figurent les frais d’inscription, jugés trop élevés et en hausse. Assia, également en LEA, dénonce notamment les 3 000 € demandés à certains étudiants étrangers.
Des bâtiments jugés trop vétustes
Les étudiants dénoncent aussi l’état de plusieurs bâtiments. Tables cassées, préfabriqués dégradés ou encore fenêtres endommagées sont cités.
« Certaines salles sont des conteneurs. Quand il fait chaud, on cuit ! », témoigne Noa, étudiant en première année d’histoire.
Pour Aurélien Ruellet, professeur d’histoire moderne, ces difficultés financières ont également des conséquences sur les conditions d’enseignement.
Le pouvoir d’achat au cœur des préoccupations
L’alimentation et les transports pèsent également sur les budgets. Malgré le repas à un euro, les étudiants dénoncent les files d’attente dans les restaurants universitaires et les cafétérias.
Les frais de voiture sont aussi importants pour ceux qui habitent loin du campus. Rose explique ainsi consacrer une grande partie de son salaire étudiant à l’essence et à son assurance.
« On n’a plus de vie ! On aimerait prendre un verre en ville, mais on est obligé de se priver », regrette Noa.
En fin de matinée, une soixantaine de lycéens ont rejoint les étudiants à l’université, renforçant la mobilisation au Mans.