« Notre avenir est menacé » : à Angers, les étudiants ingénieurs rejoignent la mobilisation des lycéens

Environ 200 étudiants de l’Institut Agro Rennes-Angers ont bloqué leur campus de Belle-Beille, ce vendredi 9 octobre 2026. À proximité, Polytech Angers, la faculté de lettres et plusieurs lycées sont également mobilisés. Une députée est attendue pour échanger avec les étudiants.

Un blocus inédit à l’Institut Agro Rennes-Angers

La mobilisation lycéenne prend de l’ampleur à Angers (Maine-et-Loire). Ce vendredi 9 octobre 2026, environ 200 étudiants de l’Institut Agro Rennes-Angers (Iara) se sont rassemblés devant leur établissement, dans le quartier de Belle-Beille, pour bloquer le campus. Une nouvelle journée d’action, après un premier blocage organisé deux jours plus tôt.

Les étudiants réclament notamment davantage de financements et un renforcement du nombre d’enseignants. Ils affichent également leur soutien au mouvement lycéen, qui se poursuit dans plusieurs établissements de la ville.

« C’est inédit et c’est historique », souligne Félix, étudiant en master et membre du comité directeur de l’école. Pour la première fois, les deux campus de l’Iara, à Angers et à Rennes (Ille-et-Vilaine), sont bloqués simultanément.

Quelques enseignants ont également rejoint le rassemblement pour soutenir les étudiants. « On est inquiet pour notre jeunesse, il faut la respecter et l’écouter », explique Yann, enseignant au sein de l’établissement.

« C’est notre avenir qui est menacé »

Malgré le blocage, les étudiants veulent maintenir une ambiance conviviale. Des tonnelles ont été installées devant l’école et quelque 200 repas ont été préparés pour les participants. Plusieurs ateliers sont également prévus tout au long de la journée.

Une pancarte annonce la couleur : « Ici blocus festif ». Les organisateurs insistent sur le caractère pacifique de leur action, tout en affirmant leur détermination.

« C’est complètement pacifique, mais on est déterminé, c’est notre avenir qui est menacé », témoigne une étudiante mobilisée.

Une députée attendue devant le campus

La mobilisation pourrait aussi donner lieu à des échanges avec une élue. Nicole Dubré-Chirat, députée de la 6e circonscription du Maine-et-Loire, est attendue devant l’établissement en fin de matinée. Présente à Angers pour une réunion avec différents acteurs du monde agricole, elle doit rencontrer les étudiants mobilisés.

À quelques pas de l’Institut Agro Rennes-Angers, Polytech Angers est également bloqué. La faculté de lettres et plusieurs lycées, dont Joachim-du-Bellay et David-d’Angers, sont eux aussi concernés par la mobilisation.

Cette convergence entre étudiants et lycéens marque une nouvelle étape dans le mouvement qui agite plusieurs établissements angevins.

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