Une marque charentaise d’armagnac épingle le géant du cognac Hennessy dans une publicité

L’entreprise Hootch a choisi d’opposer visuellement son Bas-Armagnac au célèbre XO de la marque Hennessy dans une publicité diffusée sur internet. / DR

La guerre des spiritueux se joue aussi sur internet. Une entreprise spécialisée dans la vente d’armagnac n’a pas hésité à égratigner la célèbre maison de cognac Hennessy dans une récente campagne promotionnelle diffusée sur les réseaux sociaux.

Une comparaison visuelle sans équivoque

La provocation publicitaire repose sur une image habilement travaillée. La société Hootch, reconnue pour la commercialisation de spiritueux issus de productions artisanales, a diffusé un visuel mettant en scène l’une de ses bouteilles face à un concurrent de taille. Si le flacon adverse apparaît légèrement flouté sur l’image, sa forme emblématique permet aux amateurs d’alcools bruns de reconnaître instantanément le célèbre XO de la maison charentaise Hennessy. Cette mise en scène vise à opposer directement un produit artisanal à une référence mondiale du secteur.

Un écart de prix mis en avant

Le cœur du message promotionnel s’appuie sur une forte différence tarifaire entre les deux produits. L’entreprise met en avant son Bas-Armagnac hors d’âge, conçu en partenariat avec un domaine agricole du Gers, proposé à un tarif juste en dessous de la barre des quatre-vingts euros. En face, la bouteille de la maison au bras armé est affichée à plus de deux cent cinquante euros. Cette comparaison financière nécessite toutefois une remise en contexte, puisque le contenant d’armagnac offre une contenance de cinquante centilitres, contre soixante-dix centilitres pour la carafe de cognac.

Le savoir-faire opposé aux opérations commerciales

Au-delà de l’argument purement financier, la marque d’armagnac n’hésite pas à émettre un jugement tranché sur la stratégie de son adversaire. Le commentaire accompagnant la publication oppose frontalement les méthodes des deux entreprises. L’annonceur affirme ainsi détenir le monopole du savoir-faire traditionnel, tout en reléguant le succès des grandes maisons charentaises à de simples opérations de communication. Une stratégie offensive qui souligne la rivalité historique entre les différents bassins de production français.

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