Une nouvelle aide de 100 euros pour les automobilistes : 19 000 demandes déjà acceptées en Vendée

dr : Une nouvelle aide de 100 euros est annoncée pour les travailleurs modestes entre octobre et décembre 2026, alors que 19 000 demandes ont déjà été acceptées en Vendée et que le département figure parmi les dix plus demandeurs de France

Face à la hausse persistante des prix des carburants, le gouvernement renforce son dispositif de soutien aux travailleurs modestes. Une nouvelle aide de 100 euros est annoncée pour la période d’octobre à décembre 2026, avec des conditions de ressources élargies. En Vendée, où de nombreux habitants parcourent quotidiennement de longues distances pour rejoindre leur travail, 19 000 demandes avaient déjà été acceptées au 4 septembre. Le département figure parmi les dix territoires français enregistrant le plus de demandes.

Une nouvelle aide de 100 euros pour les travailleurs modestes

Après un premier dispositif mis en place pour la période d’avril à septembre 2026, l’État annonce une nouvelle indemnité de 100 euros pour les trois derniers mois de l’année. Cette aide vise à compenser une partie des dépenses de carburant des salariés et autres actifs modestes qui utilisent leur véhicule pour travailler. Le dispositif initial était soumis à des conditions de revenus et de déplacement : les bénéficiaires devaient habiter à plus de 15 kilomètres de leur lieu de travail ou parcourir plus de 8 000 kilomètres par an dans le cadre de leur activité professionnelle. Pour cette nouvelle période, le plafond de ressources a été relevé afin d’élargir le nombre de personnes éligibles. Selon les estimations présentées, les 100 euros représenteraient une compensation équivalente à environ 40 centimes par litre pour une consommation moyenne sur trois mois.

La Vendée parmi les dix départements comptant le plus de demandes

Le dispositif rencontre un écho particulièrement important en Vendée. Au 4 septembre 2026, 19 000 demandes avaient déjà reçu une réponse favorable dans le département. Philippe Fertier-Pottier, directeur départemental des finances publiques, estime que le nombre de bénéficiaires pourrait dépasser les 20 000 à terme. Cette forte demande s’explique notamment par les distances entre le domicile et le lieu de travail, qui obligent de nombreux Vendéens à utiliser quotidiennement leur voiture. Le niveau des rémunérations constitue également un facteur important. D’après les données de l’Insee citées par la direction départementale, le salaire horaire moyen atteignait 13,96 euros en Vendée en 2024, contre 15,13 euros dans les Pays de la Loire et 15,38 euros à l’échelle nationale.

Comment savoir si vous pouvez bénéficier des 100 euros ?

Les automobilistes peuvent vérifier leur éligibilité grâce à un simulateur accessible depuis le lundi 12 octobre 2026 sur le site des impôts. Les nouvelles demandes doivent être examinées à partir du 20 octobre. Une seule indemnité peut être attribuée par véhicule, même lorsque son utilisateur n’en est pas le propriétaire. Les personnes souhaitant obtenir des renseignements sur le dispositif destiné aux grands rouleurs peuvent contacter le 0 809 401 401. À l’échelle nationale, environ 5,5 millions de travailleurs modestes pourraient être concernés par les aides, pour un coût global annoncé de 450 millions d’euros.

Des aides également prévues pour les agriculteurs et les entreprises du BTP

Les mesures de soutien ne concernent pas uniquement les particuliers. Les exploitants agricoles et forestiers utilisant du gazole non routier (GNR) bénéficient également d’une aide spécifique. Initialement fixée à 3,86 centimes par litre en avril, celle-ci a été portée à 15 centimes par litre entre mai et août 2026. En Vendée, 3 600 demandes ont été enregistrées pour un montant total proche de 1,5 million d’euros. En ajoutant les dégrèvements de taxe foncière sur les propriétés non bâties, les soutiens accordés aux agriculteurs vendéens atteindraient 10,6 millions d’euros sur l’année. Le secteur du bâtiment et des travaux publics bénéficie également d’un dispositif de 20 centimes par litre de GNR facturé. D’abord réservé aux entreprises de moins de 20 salariés en mai, il a été élargi à celles comptant moins de 50 salariés pour les mois de juin, juillet et août.

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