À Angers, 4 200 manifestants selon les syndicats pour l’acte V de la mobilisation lycéenne

Ce mardi 13 octobre 2026, 4 200 personnes étaient réunies place du Ralliement à Angers, selon les syndicats. Pour cette cinquième journée de mobilisation, les lycéens et les étudiants ont défilé aux côtés des enseignants. Le cortège a traversé le centre-ville avant de rejoindre le secteur du Jardin du Mail.

crédit Angers Info/MF - À Angers, 4 200 personnes ont manifesté ce mardi 13 octobre 2026 selon les syndicats, pour l’acte V de la mobilisation des lycéens et des enseignants.
crédit Angers Info/MF – À Angers, 4 200 personnes ont manifesté ce mardi 13 octobre 2026 selon les syndicats, pour l’acte V de la mobilisation des lycéens et des enseignants.

La mobilisation ne faiblit pas à Angers. Ce mardi 13 octobre, les lycéens ont entamé leur acte V dans les rues de la ville, avec un rassemblement organisé place du Ralliement. À 14 heures, les syndicats comptabilisaient 4 200 participants. Un chiffre qui témoigne, selon eux, d’une mobilisation toujours importante depuis le début du mouvement, à la mi-septembre.

Banderoles et pancartes à la main, les manifestants ont quitté la place du Ralliement pour parcourir les rues angevines. Le cortège a notamment emprunté la rocade et longé les berges de la Maine, avant de remonter par les grands boulevards pour rejoindre le Jardin du Mail.

Pourquoi les lycéens et les étudiants manifestent-ils à Angers ?

Depuis la mi-septembre, les lycéens mobilisés réclament davantage de moyens pour leurs établissements et pour l’enseignement. Le mouvement s’inscrit dans un contexte de contestation plus large, auquel prennent également part des étudiants et des personnels de l’Éducation nationale.

Cette cinquième journée intervient à quelques jours des vacances scolaires, alors que les difficultés de remplacement des enseignants alimentent les critiques des syndicats. La question des moyens accordés aux établissements et celle des cours non assurés restent au cœur des revendications.

Les remplacements d’enseignants au cœur des tensions

Parmi les sujets de crispation figure l’annonce du déploiement de 3 000 professeurs remplaçants dans les classes. Sophie Vénétitay, professeure de sciences économiques et sociales et porte-parole du SNES-FSU, juge le dispositif insuffisant.

Elle estime que le bilan est un « échec », en avançant que seuls 35 % des enseignants concernés seraient affectés à ce stade, selon les chiffres qu’elle cite. La syndicaliste souligne également que les affectations ne correspondraient pas toujours aux disciplines dans lesquelles les établissements ont besoin de remplaçants.

Le ministre de l’Éducation nationale a contesté ces critiques lors d’une intervention sur France Inter ce mardi matin, qualifiant d’« absolument improbable » certaines situations évoquées par les syndicats.

Une nouvelle mobilisation avant les vacances scolaires ?

À Angers, la participation annoncée par les syndicats confirme que la contestation reste visible dans les rues. Le rassemblement de ce mardi réunit des lycéens, des étudiants et des enseignants autour de revendications qui portent notamment sur les moyens de l’école et les conditions d’enseignement.

Reste à savoir si les vacances scolaires marqueront une pause dans le mouvement ou si la mobilisation reprendra à la rentrée. À ce stade, aucune suite du calendrier angevin n’est précisée dans les éléments communiqués.

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