
La mobilisation lycéenne se poursuit en Charente. Ce mardi 13 octobre 2026, environ 300 lycéens ont rejoint la place du Champ-de-Mars, à Angoulême, où une centaine d’enseignants et de personnels de l’Éducation nationale les attendaient pour dénoncer le manque de moyens dans les établissements.
Près de 300 lycéens réunis dans le centre d’Angoulême
La mobilisation se poursuit devant les lycées de Charente. Ce mardi matin, plusieurs blocages se sont déroulés dans le calme devant les établissements Charles-Coulomb et Guez-de-Balzac, à Angoulême.
Les lycéens ont ensuite convergé vers la place du Champ-de-Mars. Vers 10 h 30, environ 300 jeunes s’y sont retrouvés, rejoints par une centaine d’enseignants et de personnels de l’Éducation nationale.
Une assemblée générale a permis aux participants d’échanger sur les revendications du mouvement et de discuter des prochaines actions à mener. Près d’un quart des lycéens présents avait toutefois déjà quitté la place pour défiler dans les rues et rejoindre les établissements scolaires de la ville.
Le manque de moyens au cœur des revendications
Les manifestants dénoncent notamment la dégradation des conditions d’enseignement et le manque de moyens dans les établissements scolaires.
Au micro, Vincent Faucher, représentant du Snes-FSU, a énuméré plusieurs difficultés rencontrées dans l’Éducation nationale : « Classes fermées, manque d’infirmiers, d’assistantes sociales, de psychologues scolaires… »
Le représentant syndical a également tenu à apporter son soutien aux jeunes mobilisés : « Nous continuons de vous soutenir », leur a-t-il affirmé.
La présence des enseignants et des personnels de l’Éducation nationale illustre ainsi la volonté de plusieurs catégories de manifestants de faire entendre leurs revendications communes.
Un cortège dirigé vers le lycée Guez-de-Balzac
Après l’assemblée générale, un appel avait été lancé pour se retrouver devant le lycée Marguerite-de-Valois. Finalement, le cortège, constitué de groupes dispersés, s’est dirigé vers le lycée Guez-de-Balzac selon La Charente Libre.
Le déplacement ne suivait pas le parcours de manifestation préalablement déposé. La mobilisation s’est donc poursuivie dans les rues d’Angoulême, alors que les participants débattaient des suites à donner au mouvement.