Arrêt cardiaque : au CHU d’Angers, le public invité à apprendre les gestes qui sauvent

Le CHU d’Angers ouvre les portes de son centre de simulation en santé au grand public, vendredi 16 octobre 2026. À l’occasion de la Journée mondiale de l’arrêt cardiaque, les visiteurs pourront s’entraîner au massage cardiaque et découvrir les gestes qui peuvent sauver une victime. L’objectif national : réaliser un million de compressions thoraciques en une journée.

Vendredi 16 octobre, le CHU d’Angers ouvre son centre de simulation au public pour apprendre le massage cardiaque et sensibiliser à l’arrêt cardiaque. Crédit CHU Angers
Vendredi 16 octobre, le CHU d’Angers ouvre son centre de simulation au public pour apprendre le massage cardiaque et sensibiliser à l’arrêt cardiaque. Crédit CHU Angers

Et si quelques minutes d’apprentissage permettaient un jour de sauver une vie ? À Angers, le Centre d’enseignement des soins d’urgence (CESU) du CHU entend sensibiliser le public à l’arrêt cardiaque et à l’importance d’agir avant l’arrivée des secours. Ce vendredi 16 octobre, il participera à une opération nationale destinée à faire connaître les gestes qui sauvent et à encourager chacun à se former.

Le rendez-vous est ouvert à tous, avec une entrée libre au centre de simulation en santé du CHU d’Angers, de 8 h 30 à 17 h 30. Les visiteurs pourront s’exercer au massage cardiaque, tester leurs connaissances et apprendre à localiser les défibrillateurs automatisés externes disponibles à proximité de leur domicile ou de leur lieu de travail.

Un million de compressions thoraciques pour faire progresser les réflexes

L’opération dépasse les frontières du Maine-et-Loire. À l’initiative de l’Association nationale des centres d’enseignement des soins d’urgence (ANCESU), avec le soutien de la Société française de médecine d’urgence (SFMU), les CESU mobiliseront leurs équipes partout en France pour tenter de réaliser un million de compressions thoraciques au cours de la journée.

Les compressions effectuées pendant les séances de sensibilisation et de formation seront comptabilisées sur un compteur national accessible en ligne. L’objectif est aussi de rendre visible le travail des professionnels qui forment chaque année des centaines de milliers de personnes aux gestes d’urgence.

Selon les chiffres communiqués par les organisateurs, les centres d’enseignement des soins d’urgence forment plus de 400 000 personnes par an. Malgré cet effort, le massage cardiaque reste un geste que de nombreux témoins hésitent encore à pratiquer lorsqu’une personne s’effondre.

Arrêt cardiaque : pourquoi les premières minutes sont décisives

En France, environ 50 000 arrêts cardiaques surviennent chaque année en dehors de l’hôpital. Selon les données citées par les organisateurs, seules 5 % des victimes sont encore en vie un mois après l’accident.

Dans ces situations, chaque minute compte. Lorsqu’une personne est en arrêt cardiaque, le cerveau et les autres organes ne reçoivent plus suffisamment de sang oxygéné. En attendant l’arrivée des secours, les gestes pratiqués par les témoins peuvent contribuer à maintenir une circulation sanguine et à améliorer les chances de survie.

Pourtant, selon les chiffres avancés par l’ANCESU, un témoin sur deux seulement ose commencer un massage cardiaque. Au Danemark, où la population est davantage formée, cette proportion atteindrait trois témoins sur quatre.

« L’écart avec les pays les mieux classés ne tient pas à la médecine, il tient au nombre de mains formées, et à celles qui osent agir », souligne Gaël Gheno, président de l’ANCESU.

L’enjeu est donc aussi de lever les hésitations : savoir reconnaître un arrêt cardiaque, alerter les secours et commencer les compressions sans attendre.

Reconnaître, alerter, masser, défibriller : les quatre gestes à connaître

Face à une personne qui s’effondre, quatre actions sont essentielles : reconnaître l’arrêt cardiaque, appeler les secours, commencer le massage cardiaque et utiliser un défibrillateur dès que possible.

Le massage doit être réalisé à un rythme de 100 à 120 compressions par minute. L’utilisation d’un défibrillateur automatisé externe peut compléter les gestes de réanimation. Ces appareils sont conçus pour guider leur utilisateur vocalement et indiquer la conduite à tenir.

La journée organisée au CHU d’Angers doit permettre aux visiteurs de découvrir ces gestes dans un cadre adapté, notamment grâce aux exercices pratiques sur mannequin. L’objectif est de rendre les participants plus à l’aise face à une situation d’urgence, dans laquelle la peur de mal faire peut retarder une intervention.

Il est également possible de s’entraîner en ligne sur le site de l’ANCESU, qui propose un exercice interactif pour apprendre le bon rythme de compression, un questionnaire sur les idées reçues et des informations sur les formations disponibles.

Comment participer à la journée au CHU d’Angers ?

Le centre de simulation en santé du CHU d’Angers accueillera le public vendredi 16 octobre, de 8 h 30 à 17 h 30. L’entrée est libre. Cette journée s’adresse aussi bien aux personnes qui n’ont jamais suivi de formation qu’à celles qui souhaitent rafraîchir leurs connaissances.

Pour prolonger la démarche, le site de l’ANCESU permet de consulter le compteur national du défi, de rechercher les défibrillateurs à proximité et de trouver une formation aux gestes d’urgence.

Le suivi de l’opération est accessible sur ancesu.fr/defi-rcp. Le catalogue des formations est disponible sur ancesu.fr/formations/catalogue.

À Angers comme ailleurs en France, le message des soignants est simple : face à un arrêt cardiaque, connaître les bons gestes et oser les pratiquer peut faire la différence.

Informations pratiques

Quoi ? Journée de sensibilisation à l’arrêt cardiaque et au massage cardiaque.

Où ? Centre de simulation en santé du CHU d’Angers.

Quand ? Vendredi 16 octobre 2026, de 8 h 30 à 17 h 30.

Accès : entrée libre.

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