
Samedi 10 octobre 2026, le photographe charentais Pascal Dulac a réussi à capturer une discrète aurore boréale au-dessus du plan d’eau de la Grande Prairie, à Saint-Yrieix-sur-Charente, comme témoigné dans La Charente Libre. Les nuances rosées et violacées, imperceptibles à l’œil nu, se sont révélées grâce à une pose longue de plusieurs secondes.
Un phénomène discret révélé par l’appareil photo
Il fallait être au bon endroit, au bon moment et surtout disposer d’un appareil photo pour saisir le spectacle. Samedi 10 octobre, Pascal Dulac s’est rendu au plan d’eau de la Grande Prairie, à Saint-Yrieix-sur-Charente, avec l’espoir de photographier une aurore boréale.
Les conditions lui semblaient favorables. En orientant son appareil vers le nord et en réalisant une pose de plusieurs secondes, le photographe est parvenu à faire apparaître de faibles lueurs roses et violettes dans le ciel.
Le phénomène était pourtant invisible à l’œil nu. Ce sont les réglages de l’appareil et le temps de pose qui ont permis de révéler ces couleurs, dont les reflets se dessinent également à la surface de l’eau.
Pascal Dulac situe le pic d’activité qu’il a enregistré aux alentours de 21 h 15.
Pascal Dulac, un habitué des rendez-vous célestes
Responsable du club photo de Ruelle, Pascal Dulac connaît bien les conditions nécessaires pour tenter de saisir ces phénomènes rares sous nos latitudes.
Le photographe charentais avait déjà immortalisé des aurores boréales en novembre 2025. Il avait alors observé un épisode nettement plus intense que celui du 10 octobre, selon ses propres termes.
Il s’était également fait remarquer en septembre dernier avec une photographie de la pleine lune apparaissant derrière le château de Villebois-Lavalette. Une image obtenue grâce à un travail minutieux sur le positionnement de l’astre et aux conditions météorologiques.
Des couleurs qui se révèlent dans la nuit charentaise
Même discrètes, les aurores boréales peuvent offrir des images étonnantes lorsqu’elles sont photographiées dans de bonnes conditions. Les poses longues permettent de capter davantage de lumière et de faire ressortir des teintes qui échappent à la perception immédiate.
À Saint-Yrieix-sur-Charente, le plan d’eau de la Grande Prairie a ainsi servi de décor à ce phénomène, avec les reflets colorés qui prolongent les lueurs du ciel.
Cette nouvelle photographie témoigne aussi de la patience nécessaire à la photographie astronomique : repérer les conditions favorables, choisir son emplacement et attendre le bon moment pour immortaliser un phénomène qui peut rester presque imperceptible.