La garde à vue du gendarme qui a mortellement blessé par balle un homme de 42 ans à Évron, en Mayenne, a été levée mardi 13 octobre 2026. L’autopsie réalisée par l’institut médico-légal d’Angers confirme que la victime est décédée d’une hémorragie provoquée par le tir. L’enquête se poursuit pour déterminer précisément les circonstances de l’intervention.

Le rôle de l’institut médico-légal d’Angers est désormais établi dans les investigations. L’autopsie pratiquée sur le corps de l’homme de 42 ans a confirmé que son décès était lié à une hémorragie consécutive au tir par arme à feu dont il a été victime dimanche à Évron, en Mayenne.
Dans un communiqué publié mardi, le parquet de Laval a annoncé la levée de la garde à vue du militaire, qui avait été placé en garde à vue après les faits. Les premiers éléments recueillis par l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) apportent des précisions sur le déroulement de l’intervention.
Un tir dans une cage d’escalier étroite
Selon le parquet, les investigations montrent à ce stade que le tir est intervenu dans une cage d’escalier exiguë. L’homme aurait menacé physiquement les gendarmes en brandissant un grand couteau et en se dirigeant vers eux.
Les faits se sont déroulés dimanche à Évron, une commune d’environ 8 000 habitants située en Mayenne. Âgé de 42 ans, l’homme s’était retranché dans un appartement. À leur arrivée, les militaires l’auraient retrouvé menaçant avec un couteau dans les parties communes de l’immeuble.
Un gendarme a alors ouvert le feu, atteignant l’homme à l’abdomen. Malgré les tentatives de réanimation, la victime est décédée.
Une enquête toujours en cours
Une enquête de flagrance avait été ouverte pour « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Elle a été confiée à l’Inspection générale de la gendarmerie nationale, chargée d’établir les circonstances précises de l’usage de l’arme.
La levée de la garde à vue du gendarme ne signifie pas la fin de la procédure. Le parquet de Laval indique que les investigations se poursuivent afin de préciser les conditions dans lesquelles le tir mortel a été effectué.
L’autopsie réalisée à Angers confirme la cause médicale du décès. Les enquêteurs doivent désormais poursuivre leurs vérifications sur le déroulement de l’intervention et les circonstances dans lesquelles le militaire a fait usage de son arme.