
Au lendemain d’un rassemblement qui a réuni près de 4 000 personnes dans les rues d’Angers, le lycée Chevrollier est de nouveau bloqué ce mercredi 14 octobre 2026 selon Ouest France. Les élèves mobilisés réclament davantage de moyens pour l’Éducation nationale.
Le mouvement lycéen se poursuit à Angers (Maine-et-Loire). Ce mercredi 14 octobre 2026 au matin, le lycée Chevrollier, le plus grand établissement scolaire du département, est de nouveau bloqué. Les élèves externes ne peuvent pas accéder à l’établissement, tandis que les internes sont bloqués à l’intérieur, indiquent sur place des étudiants de classes préparatoires et de BTS.
Ces derniers précisent avoir suivi leurs cours en présentiel lundi et mardi, avant cette nouvelle action de blocage.
Près de 4 000 manifestants dans les rues d’Angers mardi
Cette mobilisation s’inscrit dans un mouvement engagé au début du mois pour réclamer davantage de moyens dans l’Éducation nationale. Mardi 13 octobre, près de 4 000 personnes ont défilé dans le calme dans les rues d’Angers, selon les éléments rapportés lors de la manifestation.
Lycéens, étudiants, enseignants et autres professionnels se sont ainsi retrouvés pour défendre leurs revendications. Le mouvement avait déjà rassemblé environ 6 000 personnes dans la ville lors de la manifestation du mardi 6 octobre.
Des enseignants apportent leur soutien aux jeunes
Au-delà des moyens accordés à l’Éducation nationale, les manifestants dénoncent également les difficultés rencontrées par les jeunes pour financer leurs études et envisager leur avenir professionnel.
Mardi, une étudiante en psychologie expliquait manifester par solidarité avec des camarades de promotion moins favorisés qu’elle. Elle s’interrogeait notamment sur la possibilité de devoir interrompre ses études faute de ressources, sans même avoir la certitude que son diplôme lui permettrait de trouver un emploi.
Une partie des enseignants soutient également la mobilisation. Laurence, professeure des écoles à Angers, estimait ainsi que « les jeunes ont raison de revendiquer un avenir meilleur ».
Elle soulignait les conditions de travail et les perspectives salariales auxquelles sont confrontés certains jeunes, estimant comprendre leur volonté de voir leur situation évoluer.
Le gouvernement évoque un recul du mouvement
De son côté, le gouvernement a mis en avant, par la voix de son ministre de l’Éducation nationale, un « recul » de la mobilisation à l’approche des vacances scolaires.
À Angers, le nouveau blocage du lycée Chevrollier ce mercredi témoigne toutefois de la poursuite des actions engagées localement. L’évolution du mouvement dans les prochains jours reste à suivre.