À partir du 2 novembre 2026, 33 docteurs juniors en médecine générale rejoindront des structures de soins en Maine-et-Loire. Ils font partie des 186 futurs médecins concernés par la création d’une quatrième année de formation dans les Pays de la Loire. Cette réforme doit renforcer la formation des généralistes et favoriser l’accès aux soins, notamment dans les territoires où les médecins sont moins nombreux.

Le Maine-et-Loire s’apprête à accueillir une nouvelle génération de médecins en fin de formation. Dès le lundi 2 novembre 2026, 33 docteurs juniors en médecine générale commenceront leur stage dans le département. À l’échelle des Pays de la Loire, ils seront 186 à intégrer différents lieux d’exercice, dans le cadre de la nouvelle quatrième année d’études de médecine générale.
Cette évolution du cursus médical est portée dans la région par les facultés de médecine d’Angers et de Nantes, en lien avec les préfectures de département et l’Agence régionale de santé (ARS).
Une quatrième année pour les futurs médecins généralistes
Jusqu’à présent, les études de médecine générale s’arrêtaient après la phase d’approfondissement, contrairement à celles des autres spécialités médicales, qui comportaient déjà une phase de consolidation. La réforme ajoute désormais une quatrième année à la formation des futurs généralistes.
Les étudiants concernés portent le statut de docteur junior. Ils ont déjà franchi les principales étapes de leurs études et entrent dans leur dixième et dernière année de formation. Cette période doit leur permettre de consolider leurs compétences avant leur installation ou leur prise de fonctions comme médecins généralistes.
Durant leur stage, ils réaliseront des consultations, dispenseront des soins et participeront à des actions de prévention. Leur activité s’effectuera en autonomie supervisée, sous la responsabilité d’un ou plusieurs praticiens agréés maîtres de stage des universités.
Des stages dans les cabinets, les centres de santé et les établissements
Les docteurs juniors exerceront trois jours par semaine au sein de leur structure d’accueil. Une quatrième journée pourra être consacrée à des activités dans d’autres structures de soins, en fonction de leur projet professionnel. Le temps restant sera réservé à la formation, notamment aux échanges entre étudiants et aux enseignements complémentaires.
Les lieux de stage pourront être des cabinets médicaux libéraux, des centres de santé ou, selon les parcours, des établissements de santé. D’autres structures pourront également accueillir ces futurs médecins, comme les services de protection maternelle et infantile (PMI) ou les centres de planification familiale.
La réforme prévoit une priorité pour les territoires où l’offre de soins est insuffisante. L’objectif est de rapprocher les futurs généralistes des besoins de la population et de leur faire découvrir des secteurs dans lesquels l’accès à un médecin peut être difficile.
Quel effet sur l’accès aux médecins en Maine-et-Loire ?
L’arrivée de ces 33 docteurs juniors constitue un renfort pour les structures qui les accueilleront dans le département. Leur présence pourra contribuer à l’activité de soins, dans un cadre qui reste encadré par des médecins expérimentés.
Il convient toutefois de distinguer cette mesure d’une installation définitive. Les docteurs juniors sont encore en formation et leur stage ne garantit pas qu’ils exerceront ensuite dans le Maine-et-Loire.
Pour les autorités sanitaires, cette quatrième année représente un levier supplémentaire pour former les généralistes et mieux répartir les stages sur le territoire. Son effet durable sur la démographie médicale dépendra notamment des choix professionnels des jeunes médecins à l’issue de leur cursus.
Les premiers stages débuteront le 2 novembre 2026. Dans les Pays de la Loire, 186 docteurs juniors sont concernés par cette nouvelle étape de la formation médicale, dont 33 en Maine-et-Loire.