
La jungle de François Boucq a disparu derrière une nouvelle façade, place Ségou, à Angoulême. Créée en 2000, la fresque géante « Chassez le naturel » a été recouverte dans le cadre de travaux de rénovation du bâtiment appartenant au bailleur social Logélia. La Ville prévoit toutefois de la faire reproduire à l’identique.
Une fresque recouverte pour rénover le bâtiment
Les rhinocéros et les éléphants ont disparu du paysage de la Gâtine. Ces derniers jours, la fresque « Chassez le naturel », imaginée par le dessinateur François Boucq en 2000, a été entièrement recouverte sur la façade de l’immeuble situé au 5, place Ségou, à Angoulême.
Cette disparition est liée à un chantier engagé par Logélia, propriétaire du bâtiment, âgé d’une trentaine d’années. Des fissures provoquées par des mouvements de terrain entraînaient des infiltrations d’eau dans les appartements. Des travaux de rénovation étaient donc nécessaires pour remédier à ces désordres.
Un chantier de 82 000 euros
Pour rénover la façade, le bailleur social a engagé des travaux d’isolation thermique par l’extérieur. Le chantier, d’un montant de 82 000 euros, a débuté le 5 octobre 2026 et doit s’achever dans les prochains jours.
Cette intervention explique pourquoi la fresque, qui représentait une jungle peuplée d’animaux, a été masquée. Mais le mur laissé vierge ne devrait pas rester ainsi durablement.
La jungle de François Boucq doit être reproduite à l’identique
Les échafaudages resteront en place après les travaux pour permettre la reproduction de l’œuvre. La Ville d’Angoulême a prévu de confier cette mission à Cita Création, avec l’objectif de retrouver la fresque telle qu’elle existait auparavant.
La disparition des animaux sur la façade est donc temporaire. Une fois les travaux de rénovation achevés et la fresque reproduite, les habitants pourront de nouveau retrouver cette jungle urbaine, présente dans le quartier depuis plus de vingt-cinq ans.