Un homme de 33 ans a été condamné à 18 mois de prison ferme, lundi 12 octobre 2026, pour des violences conjugales commises sur plusieurs anciennes compagnes, dont une femme à Angers (Maine-et-Loire). Le tribunal correctionnel de Nantes a également prononcé son maintien en détention, ainsi que plusieurs interdictions destinées à protéger l’une des victimes.

Une gifle à Angers, puis une « balayette »
Parmi les faits examinés par la justice figure une altercation survenue à Angers. L’homme, Kévin XXX, avait effectué une « balayette » à une ancienne compagne qui venait de lui donner « une énorme gifle ». Ces violences s’inscrivent dans un dossier plus large, marqué par plusieurs épisodes de violences conjugales et des condamnations antérieures.
Le prévenu était placé sous contrôle judiciaire dans cette affaire, mais comparaissait détenu. Son parcours judiciaire était déjà marqué par une précédente condamnation pour des violences commises le 27 juin 2026 sur une autre jeune femme, à Nantes.
Plusieurs anciennes compagnes victimes de violences
Le 23 mai 2026, une autre ex-compagne, Anaïs XXX, avait été victime de violences à Nantes. Selon les éléments de l’enquête, elle avait été saisie par les cheveux et traînée au sol dans les escaliers de l’immeuble où vivait la famille du prévenu. Dans sa chute, elle avait percuté la grand-mère de celui-ci.
Un médecin avait constaté des traces de strangulation et des cicatrices sur les omoplates. La jeune femme avait également signalé des menaces visant son père et son employeur.
Quelques semaines plus tard, le 27 juin, Kévin XXX avait de nouveau été mis en cause pour des violences sur Nourhane XXX, avec laquelle il avait été en couple depuis 2022. Elle avait décrit des coups de poing, des coups de pied et des crises de jalousie, souvent après des soirées alcoolisées. Elle avait aussi dénoncé des pratiques sexuelles imposées. Pour ces faits, l’homme avait déjà été condamné à douze mois de prison ferme et six mois avec sursis probatoire.
Une peine plus lourde que les réquisitions
À l’audience du 12 octobre, Kévin XXX a affirmé avoir attrapé involontairement son ancienne compagne par les cheveux, expliquant qu’il voulait la saisir par la veste.
La procureure de la République avait requis douze mois de prison ferme et un mandat de dépôt, en soulignant notamment l’emprise exercée sur la victime. Le casier judiciaire du prévenu comportait huit mentions.
Pour sa défense, son avocate a évoqué un passé marqué par la violence, rappelant qu’il avait assisté à une exécution en Martinique. Le tribunal correctionnel de Nantes a finalement prononcé une peine de 18 mois de prison ferme, avec maintien en détention.
À sa sortie de prison, le condamné aura interdiction de contacter Anaïs XXX ou de se rendre à son domicile et sur son lieu de travail pendant trois ans. Il lui sera également interdit de détenir ou de porter une arme pendant cinq ans. Il devra verser 1 500 euros de dommages et intérêts à la partie civile.
Le tribunal l’a enfin reconnu coupable d’abus de confiance au préjudice du Super U de Châteaubriant, en Loire-Atlantique, pour ne pas avoir restitué une Renault Clio qui lui avait été louée.