« On fait le bilan des dégâts » : après les violences à Angers, le PrimaPrix barricadé, les commerçants découvrent l’ampleur des dégâts

Au lendemain des violences urbaines qui ont secoué le centre-ville d’Angers, samedi 17 octobre, l’heure est au constat des dégâts pour les commerçants touchés. Boulevard Foch, le magasin PrimaPrix a été pillé et saccagé. Ce dimanche, un responsable de secteur s’activait pour sécuriser les lieux, sans savoir quand l’enseigne pourrait rouvrir.

Devant le magasin PrimaPrix pillé samedi 17 octobre 2026, deux salariés d’une entreprise s’affairent à installer une structure en bois pour condamner l’entrée. La porte vitrée n’a pas résisté à la pression des émeutiers.

Ce dimanche 18 octobre, boulevard Foch à Angers, les stigmates des violences de la veille sont encore bien visibles. Devant le magasin PrimaPrix, deux salariés d’une entreprise s’affairent à installer une structure en bois pour condamner l’entrée. La porte vitrée n’a pas résisté à la pression des émeutiers. À l’intérieur, le magasin a été pillé et saccagé lors des affrontements qui ont plongé le centre-ville dans le chaos samedi.

L’heure est désormais au bilan. Un responsable de secteur, venu du siège de l’enseigne, s’est déplacé pour mesurer l’ampleur des dégâts et organiser la sécurisation du commerce. La priorité est de protéger les lieux, alors que les conséquences matérielles de cette soirée restent à évaluer.

Les salariés du magasin sont restés une bonne partie de la nuit pour tenter de sécuriser l’entrée après les dégradations. Deux agents de sécurité ont également été appelés en renfort au cours de la nuit. Ce dimanche, les équipes poursuivaient les opérations pour empêcher de nouvelles intrusions. À ce stade, aucune date de réouverture n’est connue.

La banque LCL vandalisée, la grille d’une bijouterie dégradée

À quelques dizaines de mètres de là, d’autres commerces ont également été pris pour cible. Un horloger-bijoutier a vu sa grille métallique forcée. L’agence bancaire LCL a elle aussi subi des dégradations, avec notamment une vitre brisée et sa grille métallique endommagée.

Dans ce secteur du boulevard Foch, les traces des violences témoignent de l’ampleur des exactions commises samedi, tout comme dans la rue Lenepveu. Pour les commerçants concernés, les prochaines heures doivent permettre de mesurer les dégâts et d’envisager la suite, alors que l’activité reste perturbée.

« Oui pour manifester, non pour casser »

Roch Brancour, adjoint au développement économique et au commerce de la Ville d’Angers, s’est rendu devant le Primaprix ce dimanche après-midi pour apporter son soutien aux commerçants touchés.

« J’apporte mon soutien à tous les commerçants qui ont été touchés par les violences d’un groupe de casseurs et de militants d’ultragauche. Plusieurs commerces ont été touchés et c’est regrettable. Oui pour manifester, non pour casser », a-t-il déclaré.

L’élu souligne également le caractère exceptionnel des dégradations observées dans le centre-ville. « Jamais on n’avait vu une violence d’une telle ampleur », insiste-t-il, évoquant l’inquiétude des commerçants face aux conséquences de ces violences.

« Les commerçants sont inquiets et nous sommes à leurs côtés », assure Roch Brancour.

Au lendemain de cette soirée de chaos, la priorité est désormais de sécuriser les commerces, d’évaluer les dégâts et de permettre aux professionnels touchés de reprendre leur activité. Pour le Primaprix du boulevard Foch, cette perspective reste, pour l’heure, suspendue à l’état des lieux et aux travaux nécessaires.

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