
Après les affrontements, les pillages et les incendies volontaires survenus dans plusieurs villes françaises le samedi 17 octobre 2026, plusieurs élus vendéens ont pris la parole pour condamner les violences. Tandis que le sénateur Bruno Retailleau réclame l’état d’urgence, des rassemblements citoyens sont organisés ce lundi 19 octobre dans plusieurs communes du département pour appeler au calme, au dialogue et au respect des institutions.
Bruno Retailleau réclame l’état d’urgence
Les violences survenues en marge des mobilisations du 17 octobre ont suscité de nombreuses réactions politiques en Vendée. Sur les réseaux sociaux, plusieurs élus ont condamné les scènes d’affrontements et les dégradations observées dans différentes villes françaises.
Bruno Retailleau, sénateur de la Vendée et candidat à l’élection présidentielle de 2027, s’est notamment déclaré « très inquiet par la prise de parole » du président de la République. Il demande le décret de l’état d’urgence, estimant qu’une telle mesure est nécessaire pour protéger la population.
Ces prises de position interviennent dans un contexte de tensions après une journée de mobilisation marquée par des revendications sociales, mais aussi par des débordements violents dans plusieurs centres urbains.
À Talmont-Saint-Hilaire, un appel au « sursaut civique »
À Talmont-Saint-Hilaire, le maire Maxence de Rugy, réélu lors des élections municipales de mars 2026, invite les habitants à se retrouver devant l’hôtel de ville ce lundi à 12 heures.
Le rassemblement s’inscrit dans une démarche de concorde et de « sursaut civique », en réponse notamment à l’appel de l’Association des maires de France. L’élu, à l’origine du Passeport du civisme, souhaite proposer un temps de rassemblement autour des valeurs communes et de la vie citoyenne.
Un rendez-vous similaire est annoncé aux Sables-d’Olonne, dans le même esprit de mobilisation en faveur du respect des institutions et du vivre-ensemble.
À Saint-Vincent-sur-Jard, un appel à l’unité
À Saint-Vincent-sur-Jard, le maire Olivier Dalmasso appelle lui aussi les habitants à se réunir devant la mairie. L’ancien candidat du Rassemblement national aux élections sénatoriales de 2026 souhaite faire de ce rendez-vous un moment d’unité.
Il met notamment en avant le dialogue, la paix publique et l’affirmation des valeurs républicaines.
Ces initiatives locales entendent répondre aux violences récentes par des rassemblements pacifiques et une expression collective en faveur de la cohésion sociale.
Les Jeunes en marche défendent le droit de manifester
La section vendéenne des Jeunes en marche a également réagi aux événements du week-end. Le mouvement rappelle son attachement au droit de manifester, tout en condamnant les actes de pillage, les intimidations et les attaques contre les forces de l’ordre.
Dans son communiqué, il affirme que la violence ne saurait être légitime et estime que les débordements risquent de discréditer les revendications initiales des mobilisations.
Le mouvement exprime par ailleurs son soutien aux forces de l’ordre, en insistant sur la nécessité de préserver le droit de manifester tout en garantissant la sécurité de tous.
Plusieurs rassemblements prévus ce lundi en Vendée
Au-delà de Talmont-Saint-Hilaire et de Saint-Vincent-sur-Jard, d’autres communes vendéennes prévoient des rendez-vous citoyens ce lundi 19 octobre.
Des rassemblements sont annoncés à 12 heures à Aizenay, Fontenay-le-Comte et aux Herbiers. À Luçon, le rendez-vous est fixé à 17 heures. Enfin, à Saint-Gilles-Croix-de-Vie, le maire François Blanchet appelle les habitants à se réunir à 18 heures, tout comme Kathia Viel à Saint-Hilaire-de-Riez.
Ces initiatives témoignent de la volonté de plusieurs élus locaux de réaffirmer leur attachement au calme et à la vie démocratique, alors que les violences du 17 octobre continuent de susciter de nombreuses réactions politiques dans le département.