Le maire de Longué-Jumelles, Frédéric Mortier, a annoncé sa décision de mettre les drapeaux de la mairie en berne et de retirer le portrait du président de la République, Emmanuel Macron. L’élu divers droite entend ainsi protester contre les violences et les dégradations survenues en marge de la mobilisation du 17 octobre.

Dans un communiqué, Frédéric Mortier condamne fermement les événements du week-end. « Je condamne avec la plus grande fermeté les violences et les dégradations commises par ceux qui bafouent nos lois, saccagent nos villes et méprisent les valeurs de la République », déclare le maire de cette commune située près de Saumur, dans le Maine-et-Loire.
Le maire dénonce la réponse de l’État
Au-delà de la condamnation des violences, l’élu met également en cause la réponse des autorités. « La France ne peut accepter que certains refusent les règles communes, rejettent les exigences de l’intégration et contestent l’autorité de l’État », poursuit-il.
Frédéric Mortier explique avoir décidé de mettre les drapeaux de la mairie en berne à la suite des événements du week-end. Il annonce également le retrait du portrait d’Emmanuel Macron dans les locaux municipaux.
Le maire justifie cette seconde décision par son désaccord avec l’attitude du chef de l’État face à la situation. Il estime que celle-ci « est indigne de la gravité des événements et des attentes de nos concitoyens ».
Contacté par l’Agence France-Presse (AFP), Frédéric Mortier n’était pas disponible dans l’immédiat pour apporter davantage de précisions sur sa décision.
Les violences du 17 octobre au cœur des réactions politiques
Les violences et les dégradations commises en marge de la mobilisation du 17 octobre continuent de susciter des réactions politiques. À Longué-Jumelles, le maire a choisi un geste symbolique pour exprimer son opposition aux événements et marquer sa défiance envers la réponse présidentielle.