Courses hippiques : les courses de plat vont s’arrêter à Beaupréau, une décision de France Galop

France Galop a adopté, lundi 19 octobre 2026, une nouvelle organisation des courses hippiques en régions. Parmi les mesures retenues, Beaupréau, dans le Maine-et-Loire, perdra son activité de galop. Cette décision s’inscrit dans un plan de spécialisation des hippodromes destiné à consolider l’avenir de la filière.

Hippodrome du Lion d’Angers

Le paysage des courses hippiques va évoluer dans les régions françaises. Réuni ce lundi 19 octobre 2026 sous la présidence de Guillaume de Saint-Seine, le conseil d’administration de France Galop a validé un nouveau dispositif d’organisation des courses. Parmi les hippodromes concernés par cette réorganisation figure celui de Beaupréau, en Maine-et-Loire, où l’activité de galop doit s’arrêter.

Cette décision concerne les hippodromes mixtes, qui accueillent à la fois des courses de trot et de galop. Beaupréau figure dans la liste des 24 sites retenus pour l’arrêt de l’activité de galop. Le dispositif adopté par France Galop ne signifie pas, à lui seul, la fermeture de l’hippodrome : il porte sur la suppression de cette discipline dans son programme de courses.

Beaupréau concerné par la nouvelle carte des courses

La décision s’inscrit dans une volonté de mieux répartir les disciplines entre les hippodromes. France Galop souhaite concentrer les courses sur des sites jugés les plus adaptés, en tenant compte des infrastructures disponibles, des effectifs de chevaux susceptibles de courir à proximité et des moyens nécessaires au fonctionnement des équipements.

Dans le Maine-et-Loire, cette réorganisation distingue plusieurs situations. Le Lion-d’Angers est retenu pour une spécialisation en obstacle, tandis que Cholet doit se spécialiser dans les courses de plat. Beaupréau, de son côté, fait partie des hippodromes mixtes appelés à abandonner l’activité de galop.

Cette nouvelle répartition redessine donc l’offre hippique départementale. Les courses de plat et d’obstacle ne seront plus organisées de la même manière sur l’ensemble des sites, France Galop privilégiant une spécialisation des hippodromes selon les territoires.

France Galop défend une réforme destinée à pérenniser les courses

Pour justifier cette réorganisation, l’instance nationale met en avant la nécessité de rendre les courses plus lisibles pour les professionnels, les parieurs et le grand public. Elle souhaite également mieux adapter l’offre aux chevaux disponibles dans chaque bassin de courses et valoriser les infrastructures les plus appropriées à chaque discipline.

La maîtrise des investissements et des dépenses de fonctionnement constitue un autre objectif affiché. Dans un contexte économique contraint pour la filière, France Galop estime qu’une organisation plus spécialisée doit permettre de renforcer la solidité économique des sociétés de courses et de préserver leur présence dans les territoires.

« Là où un consensus existait, nous l’avons retenu ; là où des difficultés subsistaient, nous avons poursuivi le dialogue pour construire des réponses adaptées », a déclaré Guillaume de Saint-Seine, président de France Galop, après le vote.

Une concertation menée avec les acteurs de la filière

Le dispositif adopté lundi est le résultat de plusieurs semaines de discussions. Présentées une première fois le 10 septembre, les orientations ont ensuite été examinées par les instances de France Galop chargées des courses de plat et d’obstacle, ainsi que par la Commission des Régions.

Les échanges ont également associé la Fédération nationale des courses hippiques, les fédérations régionales et la Société d’encouragement à l’élevage du trotteur français, notamment pour les questions communes au trot et au galop. Des parlementaires membres du Groupe Cheval à l’Assemblée nationale et au Sénat ont également été consultés.

France Galop indique avoir intégré une large part des propositions formulées par les fédérations régionales, tout en tenant compte des réalités locales et de l’engagement des sociétés de courses, des bénévoles, des professionnels et des collectivités.

L’instance devait arrêter son dispositif avant la validation du calendrier des courses 2027, attendue avant le 1er novembre. Avec cette réforme, Beaupréau perdra donc ses courses de galop, tandis que Cholet et Le Lion-d’Angers se voient attribuer des orientations distinctes pour la suite de leur activité hippique.

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