Après les dégradations et les pillages survenus à Angers le samedi 17 octobre, le président de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Maine-et-Loire dénonce les violences et demande que les rues commerçantes soient exclues des parcours des prochaines manifestations autorisées. Il annonce également un accompagnement des commerçants victimes.

Les violences survenues à Angers le samedi 17 octobre continuent de susciter des réactions dans le monde économique. Dans un communiqué, le président de la CCI de Maine-et-Loire condamne les vitrines brisées, les commerces pillés, les bâtiments publics attaqués et le mobilier urbain dégradé. Il appelle à la responsabilité de chacun et demande des mesures pour éviter que les commerçants ne soient de nouveau exposés à de tels débordements.
« Ce que nous venons de vivre ce samedi 17 octobre avec des vitrines brisées et des commerces pillés, tout comme des bâtiments publics attaqués et des mobiliers urbains détériorés, est tout simplement abject et écœurant », déclare-t-il.
« Nos commerçants n’ont pas à payer le prix de ces débordements »
Pour le président de la CCI, les conséquences de ces violences dépassent les dégâts matériels. Derrière les devantures endommagées, ce sont des entrepreneurs, des salariés et des familles qui voient leur activité fragilisée. Les commerces touchés doivent aussi faire face à l’incertitude sur les conditions de reprise, alors que les journées de forte fréquentation sont essentielles à leur chiffre d’affaires.
« Derrière chaque boutique saccagée, il y a un commerçant, des familles et des salariés qui voient partir en fumée des années de travail et d’investissement », souligne-t-il.
Le responsable consulaire met également en garde contre les répercussions sur l’attractivité du centre-ville. Les dégradations peuvent décourager les clients de venir faire leurs achats, mais aussi freiner les projets d’installation de nouveaux commerces.
« Casser un commerce, c’est casser un morceau de ville et un peu d’humanité », affirme-t-il, estimant que ces actes portent atteinte à la vie collective et à l’activité économique locale.
La CCI demande que les rues commerçantes soient exclues des manifestations
La CCI de Maine-et-Loire réclame des mesures concrètes pour préserver l’accès aux commerces et le fonctionnement des centres-villes. Elle insiste notamment sur les samedis, considérés comme des journées déterminantes pour de nombreuses activités commerciales.
Sa demande est explicite : si de nouvelles manifestations sont autorisées, les rues commerçantes ne devraient pas figurer sur les parcours retenus.
« En cas de nouvelles manifestations autorisées, nous demandons expressément que les rues commerçantes soient exclues de tous les parcours de manifestation ! », indique le président de la chambre consulaire.
Cette prise de position vise à limiter l’exposition des commerces aux dégradations, sans remettre en cause le principe du débat démocratique. Le président de la CCI rappelle que l’expression des revendications doit pouvoir se dérouler dans le respect des personnes et des acteurs économiques qui font vivre les centres-villes.
Un accompagnement annoncé pour les commerçants victimes
Au-delà de cette demande, la CCI assure qu’elle accompagnera les commerçants du département touchés par les dégradations. Le communiqué ne précise toutefois ni le nombre d’établissements concernés ni les modalités pratiques de cet accompagnement.
« Comme toujours dans de telles circonstances, notre CCI fera son travail d’accompagnement de proximité auprès de l’ensemble des commerçants de notre département qui ont été les victimes de ces agissements inexcusables », annonce son président.
Il replace également ces événements dans un contexte économique qu’il juge difficile, marqué par la situation des finances publiques et la nécessité de préserver l’emploi. Pour lui, les entreprises et les commerces jouent un rôle essentiel dans la création de richesses et le financement des services publics.
Le président de la CCI conclut en remerciant les forces de l’ordre et les pompiers mobilisés pour protéger les personnes et les biens. « Le débat démocratique est indispensable dans notre pays », rappelle-t-il, avant d’appeler à ce qu’il se déroule dans le respect de celles et ceux qui investissent et développent les territoires.