Ce mardi 20 octobre 2026, une trentaine de lycéens et d’étudiants ont installé des barrières et des chariots de supermarché aux différentes entrées du carrefour Saint-Serge, à Angers. Leur objectif : distribuer des tracts aux automobilistes et expliquer les revendications de leur mouvement.

La mobilisation se poursuit à Angers. Ce mardi matin, vers 7h, une trentaine de lycéens et d’étudiants se sont rassemblés au niveau de l’échangeur de Saint-Serge, à proximité du carrefour, pour mettre en place un barrage filtrant. Munis de barrières et de chariots de supermarché, ils ont investi les différentes entrées du carrefour afin de ralentir la circulation et de distribuer des tracts aux automobilistes.
À travers cette action, les jeunes mobilisés entendent faire connaître les raisons de leur mouvement et inscrire leur initiative dans la continuité des mobilisations observées ces derniers jours. Une lycéenne présente sur place tient notamment à ce que cette action ne soit pas qualifiée de « pacifique », une distinction qu’elle juge réductrice au regard des différentes formes de contestation.
« Je ne suis pas d’accord pour dire qu’il y a d’un côté les méchants et de l’autre les gentils. Cette action qui se déroule ce matin est une continuité du mouvement général. Certains ont une manière de revendiquer en effectuant des dégradations et d’autres en effectuant du tractage et en discutant avec les automobilistes. Mais nous ne souhaitons pas que ces deux mouvements soient opposés », explique-t-elle.
« La violence, c’est quand on s’attaque aux personnes »
La lycéenne revient également sur les événements du samedi 17 octobre, marqués notamment par des dégradations et des pillages dans le centre-ville de Nantes et dans d’autres villes. Elle conteste le terme de « violences » pour qualifier ces événements et distingue les atteintes aux biens des agressions contre les personnes.
« Ce ne sont pas des violences. Non, il s’agit de dégradations. La violence, c’est quand on s’attaque aux personnes, et je considère qu’il n’y a pas eu de violence. La violence, elle vient de l’Etat », analyse-t-elle.
Les organisateurs entendent ainsi poursuivre leur mobilisation dans les prochains jours. Le mouvement devrait se prolonger toute la semaine, avec un nouvel appel à la mobilisation prévu ce samedi 24 octobre, puis un autre rendez-vous annoncé pour le 5 novembre.