Dans la Vienne, la LPO promeut quinze gestes pour transformer son jardin en refuge pour la biodiversité

Les particuliers labellisés LPO aménagent des habitats adaptés, tels que des nichoirs et des murets de pierres sèches, pour soutenir la biodiversité locale. (Image d’illustration / DR)

Près de 8 000 particuliers s’engagent en Nouvelle-Aquitaine à respecter une charte écologique en faveur de la faune et de la flore sauvages.

Aménager son espace vert pour en faire un sanctuaire de biodiversité séduit de plus en plus de particuliers dans la région. Dans les départements de la Nouvelle-Aquitaine, à l’image d’initiatives menées dans les Deux-Sèvres et en liaison avec les acteurs locaux de la Vienne, de nombreux propriétaires font labelliser leur terrain par la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) en y installant le panneau distinctif « Ici, nous protégeons la nature ».

D’après France 3 Régions, le réseau régional dénombre actuellement 7 966 refuges enregistrés, participant à une dynamique nationale qui dépasse les 60 000 sites labellisés sur l’ensemble du territoire français.

Une charte en quinze points pour bannir les pesticides et diversifier les habitats

L’engagement au sein du réseau LPO repose sur le respect de quinze recommandations pratiques adaptées à la surface disponible, qu’il s’agisse d’un grand terrain rural ou d’un simple balcon urbain. La charte impose l’interdiction totale d’utiliser des produits chimiques ainsi que la proscription de la chasse et de la pêche sur la zone protégée afin de laisser la faune accomplir son cycle naturel en toute quiétude.

Parmi les actions préconisées figurent la diversification des habitats naturels, la conservation des arbres morts propices à la nidification des oiseaux et des chiroptères, l’aménagement de mares naturelles ou encore le maintien de zones d’herbes hautes favorables aux insectes pollinisateurs.

Un engagement citoyen face à l’érosion de la biodiversité

Cette démarche volontaire s’inscrit dans une prise de conscience collective face aux menaces qui pèsent sur les écosystèmes locaux. En favorisant la circulation des espèces animales et en préservant les ressources alimentaires naturelles telles que les essences d’arbres locales et les arbustes à baies, les participants contribuent activement à la sauvegarde de la faune sauvage de proximité.

Les coordinateurs associatifs rappellent que chaque propriétaire, quelle que soit la superficie de son terrain, peut participer à la constitution de corridors écologiques indispensables au maintien de la vie sauvage dans les départements de la Vienne et des territoires voisins.

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