La présence de chlorure de vinyle monomère issu de tuyaux en PVC posés avant 1980 constitue un sujet de préoccupation sanitaire débattu lors des assises de l’eau.
Une alerte concernant la qualité de l’eau potable est portée par des scientifiques universitaires du Maine-et-Loire. À l’occasion des assises de l’eau organisées les 22 et 23 octobre 2026 à la faculté de droit d’Angers, des chercheurs du centre Jean-Bodin mettent en lumière les risques associés au chlorure de vinyle monomère (CVM), un composé classé comme cancérigène avéré.
D’après Ouest-France, ce gaz provient de la dégradation progressive des réseaux de canalisations en PVC installés avant les années 1980, principalement dans les zones rurales où le manque de circulation favorise la stagnation du liquide.
Un quart du réseau national encore concerné par ces équipements anciens
Bien que les tuyaux de fabrication récente ne présentent plus de dangerosité sanitaire, les spécialistes estiment qu’environ un quart du réseau de distribution français est encore constitué de ces matériaux anciens. L’exposition survient lors de la consommation d’eau du robinet ayant stagné dans ces infrastructures dégradées.
Les universitaires soulignent la nécessité de prendre en compte l’accumulation de ce composé avec d’autres molécules chimiques recherchées lors des contrôles sanitaires réguliers.
Une cartographie collaborative et un débat scientifique programmés à Angers
Face aux coûts élevés représentés par le remplacement intégral des réseaux vétustes, les scientifiques angevins préconisent une accélération des renouvellements prioritaires et la mise en place d’outils de suivi cartographique collaboratif.
Le colloque gratuit organisé au centre Jean-Bodin d’Angers vise à réunir juristes, scientifiques et décideurs publics afin de définir des stratégies de prévention et de renouvellement des réseaux d’adduction d’eau potable.
