
À la suite des violences urbaines survenues ces dernières semaines, la préfecture de la Sarthe a décidé de proscrire tout rassemblement dans l’hypercentre du Mans. Cet arrêté préfectoral s’étendra du jeudi 22 au mardi 27 octobre, afin de prévenir de nouveaux troubles à l’ordre public face aux appels à la mobilisation relayés en ligne.
Un périmètre d’interdiction de cinq jours
Le préfet de la Sarthe, Sébastien Jallet, a signé un arrêté interdisant la tenue de toute manifestation dans le centre-ville du Mans, applicable du jeudi 22 octobre à huit heures jusqu’au mardi 27 octobre à la même heure. Cette mesure administrative a été prise en réponse à la diffusion d’appels sur les réseaux sociaux annonçant l’organisation d’un deuxième acte du mouvement de contestation contre la vie chère. La restriction couvre une large zone du centre-ville, englobant notamment les secteurs de la préfecture, de la place de la République et de la gare nord.
Le lourd bilan des récentes mobilisations
Pour justifier cette décision, les autorités s’appuient sur le bilan matériel et humain des derniers rassemblements. L’arrêté mentionne les nombreux débordements en marge des mouvements lycéens et étudiants depuis le 29 septembre, caractérisés par des blocages d’établissements, des incendies de poubelles, des destructions de mobilier urbain et des affrontements avec les forces de sécurité. La préfecture pointe particulièrement les graves incidents du 17 octobre lors d’un cortège non déclaré, au cours duquel des casseurs et émeutiers ont tenté d’envahir la gare en brisant ses portes, pillé plusieurs commerces, et incendié une permanence parlementaire après l’avoir saccagée. Plusieurs policiers avaient également été blessés lors de ces événements.
Une mobilisation des forces de l’ordre sous tension
Face à l’imprévisibilité de ces actions non déclarées, la préfecture estime que l’interdiction stricte constitue l’unique moyen de prévenir de nouvelles exactions dans les quartiers commerçants. Le document officiel souligne que la dispersion géographique de ces troubles complique fortement l’intervention des forces de l’ordre. Les effectifs de sécurité sont par ailleurs déjà fortement sollicités par le maintien du plan Vigipirate, activé au niveau de vigilance renforcée depuis l’été. Toute personne bravant ce périmètre d’interdiction s’expose à des poursuites judiciaires.