
Ce samedi 24 octobre 2026, l’acte II de la mobilisation nationale contre la vie chère a rassemblé 1 010 personnes dans la Manche. De Cherbourg-en-Cotentin à Avranches, les quatre cortèges se sont déroulés dans le calme, malgré les interdictions de rassemblement en centre-ville.
600 manifestants à Cherbourg, 200 à Saint-Lô
La mobilisation contre la vie chère a connu une nouvelle journée d’action dans la Manche, ce samedi 24 octobre. À l’appel de différents collectifs, syndicats et militants, les manifestants se sont retrouvés dans quatre villes du département pour défendre le pouvoir d’achat et les services publics.
Selon les chiffres communiqués par les autorités, 600 personnes ont défilé à Cherbourg-en-Cotentin, 200 à Saint-Lô, 170 à Coutances et 40 à Avranches. Les rassemblements ont débuté peu après 10 heures.
À la mi-journée, les quatre cortèges s’étaient déroulés sans incident notable. À 16 heures, la préfecture de la Manche n’avait signalé aucune dégradation.
Des rassemblements interdits en centre-ville
La mobilisation s’est tenue dans un contexte particulier. La préfecture de la Manche n’avait reçu aucune déclaration préalable de manifestation et avait pris des arrêtés interdisant les rassemblements dans les centres-villes de Cherbourg-en-Cotentin, Saint-Lô, Coutances et Avranches.
Le préfet Marc Chapuis avait justifié ces mesures par une crainte de débordements, après des appels à se rassembler diffusés sur les réseaux sociaux.
Les cortèges ont donc emprunté des itinéraires évitant les centres-villes, conformément aux restrictions imposées par les autorités.
Des forces de l’ordre renforcées
Pour encadrer cette nouvelle journée de mobilisation, les effectifs de police ont été augmentés de 35 % par rapport à la semaine précédente. La gendarmerie a également apporté son soutien au dispositif de sécurité.
Jusqu’au dimanche 25 octobre à 8 heures, plusieurs interdictions restent en vigueur dans le département. Elles concernent notamment le port et le transport de feux d’artifice, de mortiers, d’armes, d’accessoires destinés à dissimuler le visage, ainsi que de matériaux combustibles et d’aérosols.
Les organisations de gauche de la Manche soulignent de leur côté que les mobilisations organisées depuis le 17 octobre se sont déroulées dans le calme à Cherbourg. Le Parti communiste de la Manche affirme qu’« aucun bâtiment public ou commerce n’a été dégradé ».