
Les arrêtés interministériels des 15 et 16 octobre 2025, publiés ce vendredi 24 octobre au Journal Officiel, ont rejeté plusieurs demandes de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle en Charente-Maritime. Conséquence : certains sinistrés ne pourront pas bénéficier de la prise en charge prévue par leur assurance pour les dégâts subis.
Aucune reconnaissance pour les séismes et les inondations récentes
À La Devise, la demande déposée au titre du phénomène de « séismes » pour la période du 16 au 17 juin 2023 a été rejetée. L’arrêté du 15 octobre précise que « le phénomène ne présente pas les caractéristiques cumulées d’un séisme d’intensité anormale ». Même issue pour la commune de Saintes, dont la demande concernant les « inondations et coulées de boue » du 29 août au 4 septembre 2025 n’a pas été retenue.
Rejets multiples liés à la sécheresse des sols
Selon Sud-Ouest, un second arrêté, daté du 16 octobre, concerne cinq autres communes : Fontcouverte, Lagord, Meschers-sur-Gironde, Saint-Jean-d’Angély et Saint-Sorlin-de-Conac. Toutes avaient sollicité une reconnaissance au titre des « mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols » pour l’année 2024. Ces phénomènes, à l’origine de fissures sur de nombreuses habitations, n’ont pas été jugés exceptionnels par les autorités.
L’arrêté précise que « le critère météorologique n’est pas satisfait », l’indice d’humidité des sols présentant « une période de retour inférieure à 10 ans » et qu’aucune « succession anormale d’épisodes de sécheresse et de réhydratation » n’a été constatée.