Confrontée à une vétusté structurelle et à de nombreuses fuites répétés, l’intercommunalité doit doubler ses investissements annuels.
La communauté de communes Loir-Lucé-Bercé, regroupant vingt-quatre communes dans le département de la Sarthe, fait face à une dégradation marquée de son réseau d’eau potable. À la suite d’une succession de fuites et d’interruptions de service survenues en octobre 2026, les élus locaux évaluent la nécessité d’augmenter le tarif du mètre cube d’eau pour financer la réfection des infrastructures. Les canalisations actuelles, installées pour la plupart au cours des années 1960, subissent des tensions mécaniques accrues en raison des mouvements de terrains argileux consécutifs aux périodes de sécheresse et aux pluies récentes.
D’après France 3 Régions, les besoins en investissement sont évalués à quatre millions d’euros par an, contre deux millions d’euros actuellement mobilisés par la collectivité.
Une fragilité des conduites accentuée par les aléas météorologiques et la sécheresse
Les services techniques de la communauté de communes recensent environ une centaine de ruptures de canalisations par an sur l’ensemble du territoire rural.
La nature argileuse des sols, exposée à la rétraction lors des fortes chaleurs puis au gonflement lors des précipitations, provoque des affaissements de terrain entraînant la casse de réseaux vieux de plus de soixante ans.
Un plan de financement de quatre millions d’euros par an à l’étude
Pour mener à bien le remplacement progressif des tuyauteries vétustes et réduire le temps de localisation des fuites en zone rurale, l’intercommunalité doit doubler son budget annuel d’investissement.
Les élus de la communauté de communes prévoient une révision à la hausse de la tarification auprès des abonnés afin d’assurer l’équilibre financier des travaux de modernisation.
