Plus de cent cinquante personnes réunies à Cherbourg contre le racisme et en mémoire des victimes de Trappes

Ce vendredi soir, la place de la République de Cherbourg a réuni une centaine de manifestants venus dénoncer le racisme à la suite de l’attentat commis en région parisienne. / DR

La place de la République a été le théâtre d’une forte mobilisation citoyenne ce vendredi 30 octobre au soir. Plus de cent cinquante personnes se sont rassemblées dans le centre-ville de Cherbourg-en-Cotentin pour témoigner de leur solidarité envers les victimes des événements survenus à Trappes et à La Verrière, tout en dénonçant la montée de l’extrême droite.

Une minute de silence en hommage aux victimes de l’attentat

Cet événement était organisé à l’appel du Collectif contre le racisme et les idées d’extrême droite, soutenu par de nombreuses organisations syndicales et partis politiques locaux, dont la FSU, la CGT, LFI, ou encore le Parti Socialiste. Les manifestants se sont réunis pour exprimer leur indignation à la suite de l’attentat raciste survenu le 23 octobre dernier, lors duquel un homme armé a ouvert le feu, tuant Pengo Bossio Wangi et blessant gravement plusieurs personnes, dont une jeune fille de douze ans. Un instant de recueillement a été respecté en mémoire du défunt.

Les discours pointent du doigt la responsabilité de l’extrême droite

Lors de sa prise de parole, le porte-parole du rassemblement, Bertrand Hulin, a fermement condamné le climat politique actuel, estimant que ce crime s’inscrit dans un contexte de banalisation des discours xénophobes et islamophobes. Les organisateurs ont directement pointé la responsabilité du Rassemblement national et d’Éric Zemmour, accusant ces derniers de cristalliser la haine dans le débat public, avec la complaisance de certains réseaux médiatiques. La manifestation s’est conclue sur la promesse de ne pas céder le terrain politique à l’extrême droite lors de la prochaine échéance présidentielle de 2027, rythmée par des chants antifascistes.

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