
Pour la première fois, Angers accueillait un Open de jiu-jitsu brésilien organisé par la Fédération française de judo et jujitsu. Avec plus de 500 inscriptions, 99 clubs représentés et des délégations venues de dix régions, ce premier rendez-vous a pris une dimension nationale. Une belle vitrine pour une discipline en plein développement dans l’Ouest.
Sur les tatamis bleus bordés de rouge, les combats se succèdent. Au bord des surfaces, les arbitres suivent attentivement les prises, les changements de position et les tentatives de soumission. Dans les tribunes, les encouragements accompagnent les affrontements. Dans la salle, les kimonos côtoient les tenues de No-Gi. Angers vit, pour la première fois, au rythme d’un Open de jiu-jitsu brésilien organisé par la Fédération française de judo et jujitsu.
Pour cette édition inaugurale, les organisateurs ont enregistré plus de 500 inscriptions de compétiteurs. Un chiffre qui donne immédiatement la mesure de l’événement et qui dépasse largement le cadre d’une simple compétition entre clubs du département.
Des plus jeunes aux pratiquants expérimentés, les participants avaient entre 7 et 63 ans. Une amplitude qui illustre la diversité de cette discipline, capable de réunir plusieurs générations autour d’une même passion pour le combat au sol.
Des enfants aux masters, toutes les générations sur les tatamis
La compétition était organisée autour des catégories jeunes, adultes et masters. Deux formats étaient proposés aux participants : le Gi, avec le traditionnel kimono, et le No-Gi, qui se pratique sans judogi.
Deux façons d’aborder le jiu-jitsu brésilien, avec des techniques et des contraintes différentes, mais un même objectif : prendre l’avantage sur son adversaire grâce au placement, au contrôle et à la maîtrise technique.
Pour les plus jeunes, ces rencontres représentent une occasion de se confronter à d’autres pratiquants et de mesurer les progrès réalisés dans leur club. Pour les adultes et les masters, elles permettent de prolonger la pratique dans un cadre compétitif.
Cette diversité a contribué à faire de cette première édition un rendez-vous particulièrement représentatif de la discipline.
De Nantes à l’Île-de-France, Angers attire bien au-delà du Maine-et-Loire
L’autre enseignement de cette journée se trouve dans la provenance des compétiteurs. Au total, 99 clubs et structures ont fait le déplacement. Dix régions et 32 départements étaient représentés.
Les Pays de la Loire constituaient logiquement le principal bassin de participation. Mais les tatamis angevins ont également accueilli des compétiteurs venus de Bretagne, d’Île-de-France, de Nouvelle-Aquitaine et du Centre-Val de Loire.
Parmi les clubs les plus mobilisés, deux équipes ont particulièrement marqué les esprits par le nombre de leurs engagés. La Team Delariva de Nantes a présenté 102 compétiteurs. La Yoda Fight School d’Angers en comptait 75.
Une participation importante pour le club angevin, qui a pu défendre les couleurs locales à domicile. La présence massive de la formation nantaise confirme, de son côté, la capacité de cet Open à fédérer les clubs bien au-delà de l’agglomération angevine.
Une discipline qui prend de l’ampleur dans l’Ouest
Derrière les résultats sportifs, cette première édition raconte aussi quelque chose de l’évolution du jiu-jitsu brésilien dans les Pays de la Loire.
Longtemps moins médiatisée que d’autres disciplines de combat, cette pratique attire aujourd’hui un public de plus en plus large. Son développement repose notamment sur le dynamisme des clubs, la formation des pratiquants et la multiplication des occasions de se mesurer à d’autres compétiteurs.
L’accompagnement de la Fédération française de judo et jujitsu participe à cette structuration. L’objectif est de donner un cadre aux compétitions et de favoriser le développement de la discipline sur l’ensemble du territoire.
À Angers, la mobilisation des clubs, des sportifs et des équipes organisatrices a permis de donner une véritable dimension à cette première rencontre.
Angers pose les bases d’un nouveau rendez-vous sportif
Avec plus de 500 inscriptions, 99 clubs engagés et des représentants venus de dix régions, ce premier Open constitue un succès pour les organisateurs.
Au-delà des performances individuelles et des résultats, l’événement aura surtout permis de réunir une communauté sportive qui dépasse largement les frontières du Maine-et-Loire.
Pour Angers, cette première expérience montre également que la ville et son territoire disposent d’une capacité d’accueil pour des compétitions à rayonnement national.
Reste désormais à inscrire ce rendez-vous dans la durée. Cette première édition a en tout cas posé des bases solides. Et au regard de la mobilisation observée sur les tatamis, le jiu-jitsu brésilien a trouvé à Angers un terrain favorable à son développement.