À La Roche-sur-Yon, le projet de banquet du Canon français suscite des réserves municipales et une vive controverse

À La Roche-sur-Yon, l’organisation du banquet du Canon français suscite des débats sur la sécurité et l’usage des espaces publics. DR

La municipalité yonnaise exprime un avis défavorable auprès du préfet de la Vendée quant à la tenue de cet événement privé aux Oudairies.

La perspective de l’organisation d’un repas géant promu par la société Le Canon français au parc des expositions des Oudairies à La Roche-sur-Yon, prévue pour le 12 décembre 2026, suscite une importante polémique locale. Dans un communiqué diffusé le vendredi 30 octobre 2026, la municipalité de La Roche-sur-Yon a transmis un avis défavorable à la préfecture de la Vendée, soulignant des risques de troubles à l’ordre public et rappelant les dérapages verbalement et physiquement constatés lors de précédentes éditions organisées à Caen ou Quimper. Ne disposant pas du pouvoir direct d’interdiction d’une manifestation privée, la ville s’en remet aux arbitrages des services de l’État dans le cadre du plan Vigipirate.

D’après France 3 Régions, des pétitions citoyennes aux arguments opposés circulent activement sur les réseaux sociaux.

Une formule de rassemblement festif au cœur de vives controverses politiques

Présentés par leurs promoteurs comme des rendez-vous de valorisation de la gastronomie et des traditions populaires, ces événements payants rassemblent des convives autour de repas traditionnels et de répertoires musicaux français.

Cependant, l’entrée au capital de l’entreprise par des figures financières associées à des mouvements conservateurs et d’extrême droite alimente la contestation d’associations et d’acteurs politiques locaux.

Une prise de position de la direction face aux exigences de sécurité publique

Interrogés lors de sessions antérieures organisées dans le grand Ouest, notamment dans le Maine-et-Loire, les organisateurs du Canon français réfutent toute affiliation politique partisane et affirment exclure immédiatement tout participant ne respectant pas les règles d’éthique du rassemblement.

La décision finale concernant le maintien, le déplacement ou l’encadrement sécuritaire du banquet du 12 décembre demeure sous l’autorité du préfet de la Vendée.

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