Plus de 15 000 personnes ont répondu à l’appel de l’intersyndicale, ce jeudi, à Angers. Sapeurs-pompiers, soignants, ouvriers, personnels pénitentiaires ou encore salariés du CHU, lycéens et étudiants ont défilé dans les rues pour dénoncer la baisse de leur pouvoir d’achat. Une mobilisation qui s’est déroulée dans le calme, avant un rassemblement devant l’hôtel de ville, au son d’un sound system.

La mobilisation était au rendez-vous dans les rues d’Angers. À l’appel de l’intersyndicale, plus de 15 000 personnes ont pris part à la manifestation organisée ce jeudi 5 novembre 2026 à 10h30. Un cortège particulièrement fourni, où se sont mêlés des salariés de nombreux secteurs professionnels, mais aussi une importante présence de jeunes, toujours mobilisés depuis plusieurs semaines.
Dans les rangs, les professions se succèdent. Des sapeurs-pompiers côtoient des soignants, des ouvriers, des personnels pénitentiaires et des agents du CHU d’Angers. Malgré des métiers et des conditions de travail différents, tous affichent une même revendication : défendre leur pouvoir d’achat et obtenir une meilleure reconnaissance de leur travail.
Une manifestation dans le calme
Vers 13 h 30, les manifestants ont ensuite convergé vers la mairie, où un rassemblement s’est organisé au son d’un sound system autour de la remorque de la Confédération paysanne. Devant eux, les forces de l’ordre avaient pris position pour empêcher toute intrusion dans le centre-ville.
Parmi les manifestants, Camille, 37 ans, travaille dans le secteur social. Elle explique avoir encore beaucoup de difficultés à boucler ses fins de mois. « Si on est là, ce n’est pas pour casser, c’est pour dire notre colère », insiste-t-elle.
Avoir du pouvoir d’achat pour Noël
À l’approche des fêtes de fin d’année, ses préoccupations sont très concrètes. « J’aimerais bien que mon salaire soit correct pour pouvoir acheter des cadeaux pour ma famille. Mais je ne peux pas. Je consacre près de la moitié de mon budget à mettre du gasoil dans ma voiture et à faire les courses. Sans compter le loyer et les charges. »
Derrière les banderoles et les slogans, beaucoup disent ne plus parvenir à vivre correctement de leur travail. Pour ces salariés, la mobilisation est aussi une manière de rappeler que les difficultés financières ne concernent plus seulement les plus précaires.
Dans le cortège, les lycéens et les étudiants étaient également nombreux. Dans l’après-midi, un cortège sauvage a tenté de rejoindre le centre-ville par la rue Bressigny mais il a vite été encerclé par les forces de l’ordre. À Angers, cette nouvelle journée de manifestation s’est finalement déroulée dans le calme.