Dans la Manche, une kermesse paysanne pour dénoncer le modèle agricole

Image d’illustration/Photo prise le 15 juin 2023/REUTERS/Stéphane Mahé

La Confédération paysanne organise un « Banquet normand » ce samedi 7 novembre 2026, au rond-point de Guilberville, près de Torigni-sur-Vire selon Actu.fr. Une mobilisation festive accompagnée d’une collecte pour les fermes touchées par la sécheresse et la tempête Austen.

Une mobilisation ouverte à tous

La Confédération paysanne de la Manche appelle à la mobilisation ce samedi 7 novembre, à partir de 10 heures, au rond-point de Guilberville, à l’échangeur de l’A84.

Baptisé « Banquet normand & kermesse paysanne », le rendez-vous proposera courses de sacs à patates et de brouettes, chamboule-tout, démonstrations de tracteurs, musique et auberge espagnole.

Le syndicat invite les agriculteurs, les lycéens, les salariés, les associations et les citoyens à participer. « Paysans, lycéens, ouvriers, syndicats, salariés, associations, indépendants, citoyens, même combat ! », lance Nassima Sabir, co-porte-parole de la Confédération paysanne de la Manche.

Une collecte pour les fermes sinistrées

Une collecte de fonds sera organisée pour soutenir les exploitations touchées par la sécheresse et la tempête Austen. Le syndicat dénonce les conséquences des fortes chaleurs sur les cultures et rappelle qu’« un paysan sur cinq vit sous le seuil de pauvreté ».

Il critique également un modèle agricole qui, selon lui, ne répond pas suffisamment aux enjeux climatiques. La Confédération paysanne dénonce notamment les incitations financières en faveur de la méthanisation, alors que les éleveurs manquent de fourrage.

Les grands groupes agrochimiques dans le viseur

Le syndicat s’oppose aussi aux évolutions réglementaires concernant les pesticides et dénonce l’influence de la FNSEA, de Syngenta et de Bayer.

Pour Nassima Sabir, les pouvoirs publics doivent davantage soutenir les filières locales, les emplois et la souveraineté alimentaire. « Un marché ne crée ni un verger, ni une fromagerie, ni un territoire vivant », estime-t-elle.

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