
À L’Éguille-sur-Seudre, la reconstruction du pont de Montsanson, sur la RD733, inquiète les gérants de la Cabane Grolleau-Lis. Leur commerce risque d’être difficilement accessible du 6 janvier au 5 avril 2027 selon Actu.fr. Ils réclament des solutions pour préserver leur activité.
« Moins de six semaines pour nous organiser »
La reconstruction du pont de Montsanson pourrait avoir des conséquences importantes pour les commerces de L’Éguille-sur-Seudre, en Charente-Maritime. Le Département prévoit un chantier du 6 janvier au 5 avril 2027, avec une fermeture totale de la RD733.
Une situation qui inquiète les gérants de la Cabane Grolleau-Lis, spécialisée dans la production et la vente d’huîtres. Leur établissement restera ouvert, mais son accès risque d’être fortement perturbé.
Une pétition a été lancée en ligne pour alerter sur les conséquences économiques du chantier. Les commerçants dénoncent notamment le manque d’anticipation : « Nous avons été prévenus le 14 octobre 2026, pour un début des travaux de dévoiement le 22 novembre : moins de six semaines pour nous organiser. »
Des ventes essentielles pour tenir jusqu’à la saison
Une déviation principale sera mise en place depuis Rochefort, par La Tremblade. Le passage à niveau de L’Éguille devrait également être fermé pendant trois à quatre semaines début janvier.
Pour la Cabane Grolleau-Lis, ces restrictions risquent de décourager une partie de la clientèle. Si janvier à mars n’est pas sa période la plus importante, les ventes restent essentielles pour tenir jusqu’à la saison suivante.
« Chaque achat, chaque passage à la cabane nous fait vivre. […] Nos huîtres demandent des soins chaque jour, nos charges continuent », rappellent les gérants.
Un appel au Département
Les producteurs demandent au Département de Charente-Maritime de revoir les modalités du chantier. Ils proposent notamment de maintenir un passage pendant les travaux et de communiquer clairement sur les accès disponibles.
Ils alertent également sur les conséquences pour les autres entreprises, les salariés et les familles du secteur.
« Si venir jusqu’à nous devient trop compliqué, combien d’entre vous pourront encore faire la route ? », s’interrogent-ils. Leur objectif : rester accessibles et préserver leur activité malgré les trois mois de travaux.