
Une jeune femme de 23 ans a été condamnée jeudi 5 novembre 2026 par le tribunal d’Angoulême, en Charente, à quatre ans de prison, dont un an avec sursis probatoire, pour des violences commises sur un nourrisson de huit mois à Cognac. Entre le 31 juillet et le 28 août 2026, la baby-sitter avait infligé des coups, des privations de nourriture et des tentatives d’étouffement à l’enfant dont elle avait la garde. Quinze vidéos réalisées par la prévenue elle-même ont permis de documenter les faits. Malgré ses aveux, les raisons de ces violences restent inexpliquées, au grand désarroi de la famille.
Quinze vidéos révèlent les violences infligées au nourrisson pendant un mois
Les faits jugés jeudi 5 novembre 2026 au tribunal d’Angoulême remontent à l’été précédent, entre le 31 juillet et le 28 août. Une jeune baby-sitter de 23 ans, chargée de garder un bébé de huit mois au domicile de ses parents à Cognac, a reconnu avoir commis plusieurs actes de maltraitance à son encontre. Les violences comprenaient des coups, des insultes, des privations de nourriture et des tentatives d’étouffement. Quinze vidéos enregistrées par la jeune femme elle-même ont constitué des éléments déterminants du dossier. Les parents avaient commencé à s’inquiéter en découvrant notamment des ecchymoses sur le visage de leur enfant, avant que les violences ne cessent. Interpellée, la suspecte avait été placée en détention provisoire au début du mois de septembre. Jusqu’alors, elle ne présentait aucun antécédent judiciaire et l’expertise psychiatrique n’avait pas identifié de traumatisme susceptible d’expliquer son comportement.
Une famille bouleversée face aux explications insuffisantes de la prévenue
À l’audience, la jeune femme est apparue particulièrement réservée, répondant difficilement aux nombreuses questions de la présidente du tribunal, du ministère public et de l’avocate des parties civiles. Interrogée sur les raisons de ses actes, elle a évoqué une période d’épuisement et de manque de sommeil, expliquant qu’elle gardait également ses nièces durant les nuits. Ces déclarations n’ont toutefois pas permis de comprendre pourquoi elle avait violenté le nourrisson ni pourquoi elle avait filmé les faits. La mère de l’enfant, qui connaissait la prévenue depuis le collège et lui avait confié son fils en toute confiance, a décrit les conséquences des violences sur le petit garçon. Selon son témoignage, celui-ci souffre désormais de cauchemars et de terreurs, et supporte difficilement qu’on lui touche le visage. Présente aux côtés des parents, la grand-mère a également exprimé son incompréhension, affirmant que la famille ne recherchait pas la vengeance, mais des réponses. La prévenue a présenté ses excuses au nourrisson et à ses parents.
Quatre ans de prison et une interdiction définitive de travailler avec des enfants
À l’issue des débats, la substitut du procureur avait requis une peine de cinq ans d’emprisonnement contre la jeune femme. Le tribunal d’Angoulême a finalement prononcé une condamnation à quatre ans de prison, dont un an assorti d’un sursis probatoire, soit trois années d’emprisonnement ferme. La décision prévoit également une obligation de soins, une interdiction d’entrer en contact avec les victimes ainsi qu’une interdiction définitive d’exercer une activité professionnelle auprès d’enfants. Sur le plan civil, la prévenue devra verser 8 000 euros aux parents du nourrisson en réparation des préjudices subis, ainsi que 700 euros aux autres parties civiles, notamment les grands-parents. Une somme de 400 euros a également été accordée à chacune des parties civiles concernées au titre des frais d’avocat. La jeune femme dispose d’un délai de dix jours pour faire appel de cette décision.