« Deux salaires et toujours dans le rouge » : plus de 250 personnes dans la rue à L’Aigle

crédit Angers Info/MF - À Angers, 4 200 personnes ont manifesté ce mardi 13 octobre 2026 selon les syndicats, pour l’acte V de la mobilisation des lycéens et des enseignants.
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Pouvoir d’achat, retraites, emplois, services publics… Plus de 250 personnes ont manifesté jeudi 5 novembre à L’Aigle (Orne), à l’occasion de la journée nationale de grève. Salariés, retraités et jeunes ont exprimé leur inquiétude face à une situation sociale qu’ils jugent de plus en plus préoccupante selon Actu.fr.

Les slogans fusent et les pancartes affichent leur mécontentement. Jeudi 5 novembre, à la tombée de la nuit, plus de 250 personnes se sont réunies place de l’Europe, à L’Aigle (Orne).

Après une première prise de parole, le cortège a traversé le centre-ville jusqu’au local du député Thierry Liger. Salariés de la santé, de l’éducation, de l’industrie, retraités et jeunes : les profils sont variés. Les syndicats constatent une participation en hausse par rapport aux précédents rassemblements, un mouvement « crescendo ».

« On n’arrive plus à joindre les deux bouts »

Derrière les revendications nationales, les manifestants témoignent aussi de leurs difficultés quotidiennes. Jonathan, magasinier cariste, est venu exprimer la colère de sa famille. Dans son entreprise, la baisse d’activité entraîne du chômage technique.

Avec sa compagne, ils travaillent tous les deux et élèvent trois enfants. Pourtant, le budget ne suffit plus. « Y en a marre, on n’arrive pas à joindre les deux bouts », déplore-t-il.

Corinne, retraitée, manifeste notamment pour défendre les enjeux écologiques. Elle dénonce le manque d’écoute des citoyens, notamment après la pétition contre la loi Duplomb.

« On était deux millions à voter contre. On ne nous a pas écoutés. On signe des pétitions, on ne nous écoute pas, on vote, on ne nous écoute pas… », regrette-t-elle.

Avec une retraite de 1 200 euros par mois, la baisse de 50 euros pèse également sur son quotidien.

Céline, qui travaille à l’hôpital de L’Aigle, dénonce pour sa part une dégradation ancienne des services publics. « Nous, ça fait 20 ans qu’on le dit. Que ça n’allait pas le faire. Voyez le résultat aujourd’hui », lance-t-elle.

Emplois et services publics dans le viseur

La CGT a pris la parole à deux reprises pour dénoncer la hausse des prix de l’alimentation, du carburant, des loyers et de l’énergie, alors que les salaires ne suivent pas.

Le syndicat critique également les orientations budgétaires du gouvernement, notamment le gel de certaines prestations sociales et la réduction du rôle protecteur de la Sécurité sociale.

Autre inquiétude : la désindustrialisation. Selon les chiffres avancés par la CGT, près de 550 plans de licenciement concerneraient plus de 400 sites industriels et menaceraient plus de 126 000 emplois.

« Chaque suppression d’emploi entraîne un effet domino sur les sous-traitants. Avec des commerces de proximité menacés, des services publics, maternités, écoles, postes, qui disparaissent… », alerte le syndicat.

Dans l’Orne, le dossier HME Boisthorel, à Rai, illustre ces craintes. « Derrière ces chiffres, il y a des drames humains, des vies bouleversées », rappellent les syndicats.

Un nouvel appel à manifester le 19 novembre

Les organisations syndicales réclament une hausse du Smic, des pensions, des minima sociaux et du point d’indice dans la fonction publique. Elles demandent également l’indexation des salaires et prestations sociales sur les prix, ainsi qu’une égalité salariale réelle entre les femmes et les hommes.

La mobilisation doit se poursuivre avec une manifestation intersyndicale à Paris, le 19 novembre à 11 h. La CGT de L’Aigle organise un départ en car à 9 h depuis le parking du Leclerc.

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