Face au mécontentement grandissant des résidents confrontés à la vétusté de leurs logements, la nouvelle présidente du premier bailleur social du Grand Poitiers annonce un changement de cap stratégique.
Une volée de bois vert et un constat d’urgence sociale à Poitiers. Selon les informations rapportées par ICI Poitou, la nouvelle présidente d’Ekidom, Laure Courcier, entend replacer la réhabilitation au cœur des priorités de l’organisme, qui gère 12 000 logements dans l’agglomération. Reconnaissant une rupture avec des locataires confrontés aux défaillances de chauffage, à la moisissure et aux nuisibles, la direction souhaite rééquilibrer ses actions au profit de la remise en état plutôt que de la construction neuve.
Un état des lieux alarmant et 2 000 logements identifiés
Le travail à accomplir s’annonce colossal pour le bailleur. Une étude interne a recensé 2 000 logements nécessitant des travaux de rénovation, tandis que la vacance atteint 10 % du parc, en partie à cause de délais de remise en état trop longs entre deux occupants (12 semaines en moyenne).
Des arbitrages et des réponses attendus pour mars 2027
Si l’intention est affichée, les décisions concrètes devront attendre le résultat d’un audit global prévu pour mars 2027. Dans l’intervalle, certains projets majeurs sont suspendus, à l’instar de la rénovation de l’immeuble Normandie-Niémen dans le quartier des Trois-Cités, un chantier de 17 millions d’euros remis à plat pour déterminer s’il convient d’engager une réhabilitation lourde ou une déconstruction suivie d’une reconstruction.
