
L’enquête sur l’agression violente survenue dans le quartier de la Ganterie a franchi une étape décisive avec la présentation au parquet du mineur interpellé la semaine dernière, selon une information confirmée par la procureure de la République et rapportée par la Nouvelle République.
Un guet-apens organisé via le réseau social TikTok
Les faits, d’une particulière gravité, s’étaient déroulés au cours de la nuit du 9 au 10 février 2026. La victime aurait été attirée dans un véritable piège tendu par le biais de l’application TikTok avant d’être agressée. Le caractère homophobe de l’attaque a immédiatement suscité une vive émotion au sein de la cité pictave. Recherché activement par les services de police, l’adolescent mis en cause avait finalement été interpellé jeudi dernier avant d’être placé en garde à vue au commissariat de Poitiers. Cette affaire a d’ailleurs déclenché un important rassemblement de soutien samedi dernier devant l’hôtel de ville, à l’initiative du collectif LGBTQIA+ 86.
Une interdiction formelle d’utiliser les réseaux sociaux
À l’issue de son défèrement au palais de justice ce samedi 14 février, le mineur a été placé sous contrôle judiciaire par les magistrats. Cette mesure de sûreté est assortie de contraintes strictes visant à prévenir tout nouvel incident. Le jeune homme a notamment l’interdiction formelle d’utiliser le réseau social TikTok, qui aurait servi de support à la préparation du guet-apens. Il lui est également interdit de paraître au domicile de la victime ou de tenter d’entrer en contact avec elle de quelque manière que ce soit.
Un couvre-feu et un suivi éducatif renforcé
Pour garantir le respect de ce cadre judiciaire, la procureure Rachel Bray a précisé que l’adolescent est désormais soumis à un couvre-feu obligatoire. Par ailleurs, il fait l’objet d’une mesure de suivi par les services de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ). Ce dispositif d’accompagnement éducatif et de surveillance doit permettre d’encadrer le profil du suspect en attendant la suite de la procédure pénale. L’enquête se poursuit désormais sous l’autorité du parquet pour faire toute la lumière sur le déroulement exact de cette nuit de violences et identifier d’éventuels complices.


