
À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le barreau de Poitiers lance pour la première fois une opération dédiée à l’accès au droit. Une permanence gratuite et confidentielle sera proposée vendredi 6 mars 2026, de 9 h à 17 h, à l’hôtel de Ville.
Une initiative face aux violences et aux difficultés d’accès au droit
Selon La Nouvelle République, pour Me Coralie Marchand, responsable du pôle violences intrafamiliales (Vif) au sein du barreau, cette action répond à une nécessité persistante. Faciliter l’accueil de la parole des femmes victimes demeure « plus que jamais nécessaire ».
Les avocats volontaires se relaieront toute la journée pour recevoir, sans rendez-vous, les femmes qui souhaitent obtenir des conseils juridiques. Tous les domaines pourront être abordés, qu’il s’agisse de situations civiles comme un divorce ou de contextes plus graves relevant des violences. Si besoin, les participantes pourront être orientées vers d’autres professionnels compétents.
Un lieu symbolique et accessible
Le choix de la mairie de Poitiers n’est pas anodin. « À la maison des avocats, on est proche du palais de justice mais il faut franchir la porte et cela a déjà une connotation, tandis que la mairie, tout le monde peut s’y rendre et c’est plus accessible et au cœur de la ville », explique le bâtonnier, François-Xavier Chedaneau.
L’objectif est de lever les freins qui empêchent encore certaines femmes de solliciter un accompagnement juridique.
Une parole encore difficile à libérer
Me Marchand souligne les obstacles persistants. « Il y a encore des verrous et notre institution est parfois grippée, notamment face au volume des affaires, mais qui ne doit pas empêcher l’action », développe-t-elle. Elle ajoute : « […] Beaucoup de femmes sont dans des situations de grande culpabilité, ont peur par exemple de faire exploser leur famille en dénonçant. »
La permanence se tiendra vendredi 6 mars 2026 à l’hôtel de Ville de Poitiers, place du Maréchal-Leclerc. L’accueil se fera sur présentation d’une pièce d’identité. L’accès est gratuit et ouvert à toutes les femmes.

