Canicule : record historique battu à Angers avec 34°C, du jamais-vu depuis 1947

La chaleur continue de frapper durement l’ouest de la France. Ce lundi 25 mai 2026, la ville d’Angers a enregistré une température exceptionnelle de 34°C, battant un record vieux de près de 80 ans. Le précédent record pour un mois de mai remontait à 1947 avec 32,8°C.
Cette valeur historique illustre l’intensité de l’épisode de chaleur précoce qui touche actuellement une grande partie du pays. De la Bretagne à la Vendée, plusieurs villes ont également connu des températures inédites pour une fin mai : 34,3°C à Nantes, 33°C à Brest ou encore 32,4°C à Rennes.
Face à cette situation, Météo-France a placé huit départements de l’ouest en vigilance orange canicule à compter de ce mardi. Sont concernés le Finistère, le Morbihan, la Manche, l’Ille-et-Vilaine, le Maine-et-Loire, la Mayenne, la Vendée et la Loire-Atlantique.
Cette vigilance orange correspond à un épisode de chaleur intense susceptible de durer au moins trois jours et trois nuits, avec des risques sanitaires pour l’ensemble de la population, notamment les personnes fragiles.
Selon Météo-France, cet épisode caniculaire particulièrement précoce est lié à un puissant « dôme de chaleur » installé sur l’Europe de l’Ouest. Cette zone de haute pression bloque un air très chaud remontant d’Afrique du Nord et favorise des températures exceptionnellement élevées pour la saison.
« Ce type de températures était quasiment improbable il y a encore 30 ou 40 ans », souligne le prévisionniste François Gourand, interrogé par l’AFP, évoquant une conséquence directe du réchauffement climatique.
La chaleur devrait encore s’intensifier mardi. Des températures comprises entre 32°C et 35°C sont attendues sur une large partie de l’ouest, tandis que des pointes à 36°C voire 37°C pourraient être atteintes localement dans le sud du pays.
Pollution à l’ozone en parallèle
Conséquence directe de cette chaleur persistante, un épisode de pollution à l’ozone est également attendu mardi en Île-de-France ainsi que dans la vallée du Rhône. Les autorités alertent sur des risques accrus de gênes respiratoires et cardiaques, notamment pour les personnes vulnérables.
Dans le Rhône, la préfecture a déjà activé une alerte orange pollution avec plusieurs mesures restrictives, dont l’abaissement de la vitesse maximale sur certains axes routiers et l’interdiction des brûlages de déchets verts.

