Le quartier du Maupas à Cherbourg entre dans une longue période de travaux jusqu’en 2027

Les pelleteuses ont pris place dans les rues de Cherbourg-en-Cotentin pour relier de nouveaux bâtiments au réseau de chaleur urbain. D’après les informations de La Presse de la Manche, ce grand projet d’aménagement environnemental va se dérouler en plusieurs étapes et modifier le quotidien des riverains jusqu’au début de l’année 2027.
Des restrictions de circulation immédiates
Les opérations de raccordement ont officiellement démarré le mardi 30 juin, entraînant avec elles leurs premiers désagréments pour les usagers de la route. La phase initiale de ce grand chantier se concentre sur les abords de l’avenue Henri-Poincaré, obligeant les autorités à fermer temporairement cet axe au niveau de son intersection avec la rue Fernand-Thomine jusqu’à la fin du mois de juillet. Si les piétons et les véhicules d’urgence conservent un accès libre et sécurisé, le stationnement et le trafic automobile de ce secteur vont devoir s’adapter à cette nouvelle configuration de la voirie.
Un calendrier scindé en cinq étapes
Pour minimiser la gêne occasionnée et maintenir la fluidité dans l’agglomération, les équipes techniques ont divisé l’avancée des travaux en cinq zones d’intervention distinctes qui s’enchaîneront au fil des mois. Après l’avenue Henri-Poincaré, les ouvriers s’attaqueront à la contre-allée de l’avenue de Bremerhaven dès le milieu de l’été, avant de poursuivre vers les secteurs de la crèche et du Terrain Simon au cours de l’automne. Le chantier s’achèvera par une longue phase d’intervention concentrée sur la rue du Maupas, programmée de la fin du mois d’octobre 2026 jusqu’à la première semaine de février 2027.
Une transition énergétique pour les infrastructures
Cet important remue-ménage urbain a pour objectif final d’étendre le système de chauffage collectif de la ville à des infrastructures majeures du quartier, notamment le lycée Alexis-de-Tocqueville ainsi que diverses résidences et bâtiments publics. En s’appuyant sur l’énergie produite par la chaufferie des Provinces, alimentée à 90 % par du bois-énergie, l’agglomération souhaite offrir un système de chauffage et d’eau chaude plus écologique et moins vulnérable aux variations des tarifs du gaz. La municipalité estime que l’extension de ce réseau souterrain permettra d’éviter le rejet de près de neuf cents tonnes de dioxyde de carbone chaque année sur le territoire.


