Vienne
Un élu de l’UMIH de la Vienne suspendu après sa mise en examen dans une affaire de pédopornographie

L’affaire a pris une nouvelle dimension après les révélations de nos confrères du Le Parisien. L’homme de 40 ans, originaire du Poitou, mis en examen pour détention, importation et captation d’images de mineur à caractère pornographique, n’est pas un inconnu du monde économique local. Il s’agit d’un chef d’entreprise, hôtelier reconnu du département, également élu du syndicat de l’hôtellerie-restauration.
Un élu syndical placé en détention
Selon France Bleu, arrêté la semaine dernière aux États-Unis en possession d’images pédopornographiques, le suspect a été extradé vers la France, via Paris, puis Poitiers. Il a depuis été écroué et placé en détention dans le cadre de l’enquête en cours. Selon les informations publiées, il occupait depuis 2022 des fonctions électives au sein de l’UMIH dans le département de la Vienne.
Une onde de choc dans le milieu touristique
L’identité du mis en cause a provoqué une vive émotion dans le microcosme poitevin, notamment parmi les professionnels du tourisme. Sous couvert d’anonymat, un acteur économique de la technopole du Futuroscope témoigne : « Bien sûr que personne ne s’y attendait. C’est comme si on vous apprenait à la machine à café que votre collègue de bureau n’est pas là ce matin, qu’il est en prison pour des faits innommables ».
L’UMIH suspend immédiatement l’intéressé
Quelques heures après la publication de l’article du Parisien, le syndicat de l’hôtellerie-restauration a réagi par communiqué. L’UMIH y annonce la suspension immédiate de l’un de ses élus :
« L’UMIH a pris connaissance de la mise en examen et le placement en détention d’un élu dans le département de la Vienne. L’UMIH condamne avec la plus grande fermeté les agissements qui lui sont reprochés. Les faits, faisant l’objet des poursuites, sont d’une extrême gravité et sont en totale contradiction avec les valeurs portées par l’UMIH, ses élus et l’ensemble de ses adhérents. Même si ces faits ne relèvent pas de l’exercice de son mandat, l’UMIH, dans le respect du travail de la justice, suspend immédiatement de toutes ses fonctions et mandats l’intéressé ».
