Charente
Festival de la BD d’Angoulême : l’organisateur historique saisit la justice

Le conflit autour du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême prend désormais une tournure judiciaire. La société 9eArt +, organisatrice historique de l’événement, estime avoir été évincée de manière brutale et annonce engager une action en justice pour « concurrence déloyale et parasitisme ».
Selon Ouest-France, rejetée par de nombreux auteurs et dessinateurs de bande dessinée, suivis par leurs éditeurs, 9eArt + avait été contrainte d’annuler l’édition 2026 du festival, qui devait se tenir ce week-end à Angoulême et accueillir près de 200 000 visiteurs.
Un contrat toujours en cours jusqu’en 2027
Malgré cette annulation, la société faisait valoir un contrat courant jusqu’en 2027. Soutenue par l’FIBD, association fondatrice du festival, 9eArt + espérait encore trouver une solution pour assurer une nouvelle édition. Une hypothèse devenue de plus en plus fragile alors que les artistes, piliers de l’événement, refusaient toute poursuite de collaboration.
La Ville confie l’édition 2027 à une autre structure
Face au risque d’une seconde annulation consécutive, la Ville d’Angoulême a choisi d’anticiper. La collectivité a confié l’organisation de l’édition 2027 à une autre association, l’ADBDA, une décision présentée comme un moyen d’assurer la continuité du festival.
« Prise de contrôle de l’ADBDA »
C’est dans ce contexte que le dirigeant de 9eArt +, Franck Bondoux, a annoncé, lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi en présence de deux avocats, la saisine de la justice « face à la prise de contrôle de l’ADBDA », comme l’écrit La Charente Libre.
Selon le quotidien, l’objectif affiché au nom de 9eArt + et du FIBD est de faire « annuler l’appel à projets de l’ADBDA et lui interdire tout acte visant à organiser un festival à Angoulême au premier trimestre de chaque année […] On ne s’approprie pas le droit d’autrui de force et de manière unilatérale. »
Les collectivités mises en cause
Toujours d’après La Charente Libre, Franck Bondoux met principalement en cause le rôle des collectivités locales, dont la Ville d’Angoulême, qu’il accuse d’être à l’origine de cette reprise. Une initiative motivée, selon le quotidien, par la volonté de préserver l’avenir du festival de bande dessinée.
