Vendée

La Vendée pleure Marie-Rose Tessier, la doyenne des Français disparue à l’âge de 115 ans

Publié

le

La doyenne française est décédée / DR

La supercentenaire Marie-Rose Tessier s’est éteinte ce mardi 10 février 2026 aux Sables-d’Olonne, laissant derrière elle le souvenir d’une vie hors du commun qui avait débuté au cœur du bocage vendéen, selon une information confirmée par la direction de son établissement au Journal des Sables.

Une enfance marquée par la terre du bocage

Née en 1910 à Beaurepaire, Marie-Rose Tessier était une pure enfant de la Vendée. Issue d’une famille d’agriculteurs, elle avait grandi au rythme des travaux de la ferme avant de déménager aux Herbiers à l’adolescence. Mariée très jeune, à seulement 17 ans, elle avait quitté ses terres natales pour suivre son époux gendarme en Bretagne puis à Paris. La capitale fut le théâtre de ses plus grandes épreuves, notamment la perte de son mari, tué dans un bombardement en 1944. Devenue veuve à 34 ans, cette femme de caractère avait alors dû travailler dans le secteur des assurances pour élever seule ses deux filles dans l’après-guerre.

Un retour aux sources pour une retraite centenaire

C’est aux Sables-d’Olonne que Marie-Rose Tessier avait choisi de poser ses valises pour sa fin de vie, rejoignant sa fille Yvette qui s’y était installée. Après avoir vécu de longues années en famille, elle n’avait intégré l’Ehpad Le Logis des Olonnes qu’à l’âge de 100 ans, preuve d’une vitalité exceptionnelle. En mai 2025, elle y avait célébré son 115e anniversaire entourée des siens. Malgré les sollicitations médiatiques croissantes liées à sa longévité, la Vendéenne restait d’une grande simplicité, sa famille soulignant régulièrement qu’elle ne réalisait pas vraiment l’ampleur de son âge ou de son statut de personnalité publique.

La doyenne de France et vice-doyenne de l’humanité

Marie-Rose Tessier portait le titre de doyenne des Français depuis le mois de janvier 2023, succédant alors à Lucile Randon, dite sœur André. Son statut avait pris une dimension mondiale plus récemment, faisant d’elle la vice-doyenne de l’humanité après le décès d’une religieuse brésilienne en avril dernier. Femme de mémoire, elle aimait partager ses souvenirs, parfois douloureux, des deux conflits mondiaux qu’elle avait traversés. Son départ marque la fin d’un chapitre pour la commune des Sables-d’Olonne et pour le département de la Vendée, dont elle était devenue, malgré elle, l’une des figures les plus emblématiques et respectées.