Maine-et-Loire
La grippe aviaire gagne du terrain avec l’apparition de deux nouveaux foyers en Maine-et-Loire

La propagation de l’influenza aviaire s’accélère dans le département avec la confirmation de deux nouveaux foyers de contamination au sein d’élevages professionnels ce jeudi 12 février 2026, selon une annonce officielle de la préfecture de Maine-et-Loire relayée par Ouest-France.
Le secteur de Val d’Erdre-Auxence particulièrement touché
Le premier nouveau foyer a été identifié dans un élevage de canards reproducteurs situé au Louroux-Béconnais. Ce cas inquiète particulièrement les autorités sanitaires car il se situe à peine à cinq kilomètres de deux autres exploitations déjà touchées en début de semaine. Cette concentration géographique fait redouter une circulation active du virus entre les structures avicoles du secteur. Parallèlement, un second foyer, plus isolé, a été détecté à environ 18 kilomètres de là, sur la commune de Grez-Neuville. Ce dernier concerne un élevage de poules reproductrices, confirmant que le virus ne se limite plus à une seule espèce.
Un arrêté préfectoral pour verrouiller les zones sensibles
Face à cette recrudescence, le préfet de Maine-et-Loire a immédiatement pris un arrêté instaurant des zones de protection et de surveillance renforcées autour des sites contaminés. Ces périmètres imposent des restrictions strictes de circulation pour les animaux mais aussi pour les personnes et les véhicules intervenant dans les exploitations. L’objectif prioritaire des services de l’État est de dresser un cordon sanitaire efficace pour rompre la chaîne de transmission, alors que la filière avicole craint un scénario de crise majeure similaire aux années précédentes.
Appel à une biosécurité maximale pour les professionnels
Les autorités préfectorales exhortent l’ensemble des acteurs de la filière, des grands éleveurs aux détenteurs de basses-cours, à appliquer les mesures de biosécurité avec la plus grande rigueur. Il est impératif d’éviter tout contact entre les oiseaux d’élevage et la faune sauvage, souvent vectrice de la maladie, et de désinfecter systématiquement les accès aux bâtiments. La vigilance est également de mise pour les particuliers qui doivent déclarer tout symptôme suspect. Les services vétérinaires de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) restent mobilisés pour réaliser des prélèvements réguliers et surveiller l’évolution de la situation dans le reste du département.
