Vendée

Défendre son troupeau au prix de la loi : un éleveur des monts d’Arrée devant le tribunal

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Un éleveur de 62 ans comparaissait jeudi 12 février 2026 pour avoir réalisé d’importants travaux sur ses terres sans autorisation, invoquant « le bon sens paysan » face aux réglementations environnementales.

Dans un article publié par Ouest-France, le sexagénaire, installé à Lopérec, explique que ces travaux étaient destinés à protéger son troupeau de moutons du loup, en conformité avec le plan loup qui impose l’usage de chiens de protection et la création d’enclos nocturnes.

Des années de difficultés et de précautions
L’éleveur retrace des années compliquées : incendies en juillet 2022 ayant ravagé vingt kilomètres autour de sa ferme et causé la mort de 25 brebis, suivis par une sécheresse persistante. Pour protéger son troupeau, il a dû installer des patous et aménager des parcs de nuit.

Des travaux jugés « nécessaires »
Parmi les travaux reprochés : le dessouchage d’arbres pour nettoyer une haie, la création de 300 mètres de fossé pour détourner les eaux pluviales, ou encore la sécurisation de zones humides. À la barre, l’éleveur assure avoir agi dans le respect du terrain et de la faune locale : « La loutre d’Europe menacée ? Je n’ai jamais vu une loutre ici », affirme-t-il.
Les débats se poursuivent au tribunal de Quimper, où l’homme défend son approche pragmatique face aux exigences techniques de protection de l’environnement.

Correspondant de presse sur l'ensemble du Grand Ouest