La rivière Yon victime d’une pollution aux hydrocarbures après un incident au centre hospitalier

Un incident technique majeur survenu sur une cuve de groupe électrogène du Centre Hospitalier Départemental (CHD) de La Roche-sur-Yon provoque actuellement une pollution préoccupante du cours d’eau. Selon un communiqué officiel, des rejets diffus d’hydrocarbures continuent de souiller la rivière, particulièrement au niveau du pont de la rue Georges Pompidou.
Un arrêté préfectoral interdit l’accès à la rivière
Face à l’ampleur de la situation, le préfet de la Vendée a pris un arrêté d’urgence interdisant tout accès direct à l’Yon sur un vaste périmètre. Cette restriction s’étend du pont de la rue Georges Pompidou à La Roche-sur-Yon jusqu’à la confluence avec le Lay, située sur la commune du Champ-Saint-Père. Concrètement, la pêche, les prélèvements d’eau, l’abreuvement des animaux ainsi que toutes les activités de loisirs nautiques sont strictement proscrits jusqu’à nouvel ordre. Certains sentiers et cheminements en bord de rive ont également été neutralisés pour garantir la sécurité du public.
Des prélèvements d’air effectués par les pompiers
Outre la pollution aquatique, les autorités surveillent de près l’impact sanitaire pour les riverains. Le Service Départemental d’Incendie et de Secours de la Vendée (SDIS) réalise actuellement des prélèvements d’air, en extérieur comme en intérieur, afin de mesurer la concentration en hydrocarbures. La ville de La Roche-sur-Yon a parallèlement activé son plan communal de sauvegarde (PCS) pour assurer l’information et le soutien de la population locale face à cet événement exceptionnel.
Consignes de prudence et signalement d’anomalies
Les services de l’État appellent à une vigilance absolue et demandent aux habitants de respecter scrupuleusement la signalisation installée le long des berges. Il est fortement conseillé d’éviter tout contact avec l’eau et de contacter immédiatement les services d’urgence (pompiers ou SAMU) en cas de symptômes inhabituels tels que des maux de tête ou des douleurs abdominales. Toute anomalie visuelle, odeur suspecte ou animal en détresse doit être signalé sans délai aux services de l’Agglomération, alors que les opérations de suivi se poursuivent.


