Prison de Saintes : les détenus réintègrent progressivement la maison d’arrêt après l’évacuation liée à la crue
La maison d’arrêt de Saintes, en Charente-Maritime, retrouve peu à peu son activité normale. Les détenus évacués le 16 février 2026 en raison des conséquences de la crue du fleuve Charente ont...

La maison d’arrêt de Saintes, en Charente-Maritime, retrouve peu à peu son activité normale. Les détenus évacués le 16 février 2026 en raison des conséquences de la crue du fleuve Charente ont commencé à regagner leurs cellules à partir du vendredi 6 mars.
Selon France Bleu, la réintégration des prisonniers se fait par vagues successives. Une première étape a concerné une vingtaine de détenus, dont quatre femmes transférées auparavant vers les établissements pénitentiaires de Limoges et de Pau. L’établissement de Saintes dispose en effet d’un quartier réservé aux détenues.
Plusieurs transferts depuis d’autres prisons
Le mouvement de retour s’est poursuivi lundi 9 mars avec l’arrivée de 55 détenus provenant de la prison de Saint-Maur, située près de Châteauroux dans l’Indre.
Les autres prisonniers, transférés dans différents établissements comme Vivonne, Mont-de-Marsan, Bourges ou encore Draguignan, doivent rejoindre progressivement la maison d’arrêt au cours de la semaine.
Au total, 113 détenus, dont une dizaine de femmes, avaient été répartis dans plusieurs prisons de Nouvelle-Aquitaine et du Centre-Val-de-Loire pendant la durée de l’évacuation.
Une évacuation provoquée par les remontées d’eaux usées
Cette mesure exceptionnelle avait été décidée en raison de la crue du fleuve Charente. Les inondations avaient provoqué d’importantes remontées d’eaux usées à l’intérieur de l’établissement pénitentiaire, rendant les conditions de détention impossibles.
Une situation similaire s’était déjà produite en 2023, entraînant également l’évacuation temporaire de la prison.
Une fouille complète de l’établissement
Profitant de l’évacuation totale des lieux, l’administration pénitentiaire a mené une fouille générale de la maison d’arrêt.
Surveillants, policiers et douaniers, accompagnés de chiens spécialisés, ont découvert et saisi plusieurs objets interdits, notamment des téléphones portables, du matériel informatique, des armes blanches et des produits stupéfiants.


