Un bras de fer judiciaire autour du festival BD d’Angoulême repoussé au printemps

Le tribunal judiciaire d’Angoulême a décidé ce mercredi de reporter au 15 avril l’audience opposant la société organisatrice du Festival international de la bande dessinée à une association locale,...

19/03/2026
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Le tribunal judiciaire d’Angoulême a décidé ce mercredi de reporter au 15 avril l’audience opposant la société organisatrice du Festival international de la bande dessinée à une association locale, sur fond de concurrence déloyale et de tensions autour de l’avenir de l’événement selon La Charente Libre.

Une audience renvoyée à la demande de la défense

Ce mercredi matin, à 10h, une nouvelle étape devait se jouer dans le litige opposant la société 9e Art + à l’Association pour le développement de la bande dessinée à Angoulême (ADBDA). Mais à la barre, Me Thierry Wickers, avocat de l’ADBDA, a sollicité un report de l’audience afin de disposer de davantage de temps pour examiner les pièces du dossier.

Une demande acceptée par la présidente du tribunal judiciaire d’Angoulême, Clémentine Le Blanc, qui a fixé la nouvelle date d’audience au 15 avril prochain.

Face à lui, les conseils de Franck Bondoux, dirigeant de 9e Art +, et de Delphine Groux, présidente de l’association fondatrice du Festival international de la bande dessinée (FIBD), étaient présents pour défendre leur position.

Des accusations de concurrence déloyale

Au cœur du conflit, de lourdes accusations portées contre l’ADBDA : concurrence déloyale et parasitisme. Les plaignants contestent notamment l’appel à projets lancé pour désigner un nouvel organisateur d’un événement consacré à la bande dessinée à Angoulême dès l’an prochain.

Selon eux, cette initiative viendrait court-circuiter les engagements contractuels en cours. Le contrat liant 9e Art + à l’association du FIBD prévoit en effet que la société reste en charge de l’organisation du festival jusqu’en janvier 2027.

Un dialogue encore inexistant entre les parties

Lors de l’audience, la présidente du tribunal a interrogé les différentes parties sur la possibilité d’un règlement à l’amiable. Une hypothèse rapidement écartée.

« Rien n’a été engagé en ce sens », a indiqué Me Elodie Dujon, avocate de Delphine Groux, confirmant l’absence de discussions entre les protagonistes.

Un calendrier judiciaire sous tension

Ce report au 15 avril n’est pas anodin. Il intervient à une période charnière, correspondant peu ou prou au moment où doit être désigné l’organisateur du futur événement BD d’Angoulême.

Dans ce contexte, la décision à venir pourrait peser lourd sur l’avenir du festival et sur l’équilibre des forces entre les acteurs historiques et les nouvelles initiatives locales.

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